La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Solidarité

Cahiers du féminisme, n° 17, octobre 1981 · p. 41 · 410 mots

Nouveaux procès à Prague

Depuis avril 1981, après l’arrestation puis l’expulsion des deux jeunes Français, Françoise Anis et Gilles Thonon, une mobilisation policière d’envergure contre les opposants démocratiques du pays s’est développée ; en quelques jours, une trentaine de personnes, signataires ou sympathisants de la Charte 77 ont été interpellés. Certaines d’entre elles furent relâchées depuis, mais dix-huit personnes au total sont inculpées de « menées subversives en liaison avec l’étranger » et risquent trois à dix ans de prison. Huit personnes parmi les inculpé(e)s étaient toujours en prison fin juin : Eva Kanturkova, Jan Ruml, Milan Simecka, Jaromir Horec, Jirina Siklova, Jan Mlynarik, Jiri Ruml, Karel Kyncl.

Cet été, Jiri Gruntorad et Rudol Battek ont été condamnés respectivement à quatre et sept ans et demi de prison, condamnations suivies de mise à l’épreuve et de résidence surveillée.

La solidarité internationale est indispensable pour sortir les condamnés de prison et prévenir de lourdes condamnations lors des prochains procès.

Contre l’expulsion de Françoise Baluka (Rouge n° 983, p. 19)

Arrêtée le 16 septembre dernier, kidnappée avec son fils Michael, Françoise Baluka, compagne de Edmund Baluka, ancien dirigeant de la grève au chantier naval A. Warski de Szczecin en 1971, a été expulsée de Pologne.

Cette nouvelle mesure répressive, qui vise à l’évidence le militant socialiste qu’est Edmund Baluka, a suscité une protestation unanime de ses camarades de travail. C’est, après les arrestations de militants de Solidarité et le refus de libérer les prisonniers politiques de la KPN (Confédération de la Pologne indépendante), une nouvelle atteinte contre les droits des travailleurs polonais. Françoise Baluka et son fils doivent pouvoir rejoindre Edmund en Pologne.

El Salvador : Liberté pour Ana Maria Gomez

Ana Maria Gomez, 24 ans, est l’une des fondatrices de FAMES (Association des femmes du Salvador). Dirigeante du BPR (Bloc populaire révolutionnaire), elle était très active dans l’organisation clandestine urbaine de la guérilla.

Comme des milliers d’autres militant(e)s révolutionnaires salva-doriens aujourd’hui, elle a été enlevée par un commando d’extrême-droite, le 1 8 septembre dernier.

Seule une importante mobilisation internationale peut l’arracher à la torture et à une mort certaine.

Il faut exiger du gouvernement salvadorien des informations sur la situation actuelle d’Ana Maria et sa libération.

Envoyez des télégrammes en ce sens au chef du gouvernement salvadorien : Napoléon Duarte, Palacio de gobierno, San Salvador (El Salvador).

Pour soutenir financièrement la lutte de l’AMES, envoyez vos chèques à : Michèle Juillerat, 1 9, rue de l’Odéon, 75005 Paris.

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