Avec le printemps fleurissent les articles à sensation sur le « triomphe du couple », le « come-back du mariage », bref, le grand retour aux « vraies valeurs ».... Enterrées les idées soixante-huitardes et féministes ! La jeunesse actuelle, nous disent les sondages, a une sexualité « saine » : épargnée par le « SIDA mental », elle saura se protéger du SIDA tout court en retrouvant les vertus de la fidélité conjugale... Quant aux féministes, elles seraient, paraît-il, en train de payer par la solitude leurs exigences excessives qui auraient fait fuir les hommes1.
Derrière cette offensive idéologique — qui date de quelques années déjà et qui est beaucoup plus marquée encore outre-Atlantique, où l’on assiste carrément à la revalorisation de la virginité et de l’abstinence sexuelle — qu’en est-il exactement ? Pour répondre à cette question, nous ne disposons pas d’enquête scientifique systématique. Il nous a paru intéressant néanmoins d’effectuer un retour sur le passé, sur ce qui était dit il y a quinze-vingt ans dans le mouvement des femmes au sujet de la sexualité, pour tenter de mesurer le chemin parcouru, évaluer {es décalages et les permanences.
Avant l’émergence du mouvement des femmes dans les années soixante-dix, la contestation étudiante de Mai 68 avait ouvert la voie d’une critique radicale de tous les rapports sociaux et de la morale sexuelle, traditionnelle : on dénonçait la famille, on remettait en cause les rapports d’autorité et d’appropriation entre hommes et femmes, entre parents et enfants ; on revendiquait une autre vie, on relisait l’histoire des mouvements utopistes du XIXe siècle, l’histoire des communes des « reconstructeurs du mode de vie » de la Russie des années vingt ; certains expérimentaient de nouvelles formes de vie collective... A la perspective de la révolution susceptible de transformer la société s’ajoutait la revendication du bonheur individuel et de l’épanouissement sexuel comme dimension intégrante de celui-ci. Le thème de l’amour libre, de l’émancipation des corps et des cœurs était au centre des préoccupations des jeunes.
Dessin de Gustav Klimt
Le privé est politique !
La prise de conscience féministe est issue directement de ce grand bouillonnement. Rapidement, des femmes commencèrent à se regrouper et à porter collectivement un regard critique, à la fois sur les perspectives politiques générales mais aussi sur les rapports hommes-femmes, mettant peu à peu à nu une réalité jusque-là occultée : celle de l’oppression des femmes, dont on s’efforça d’analyser tous les mécanismes, de traquer toutes les manifestations jusque dans les recoins de la vie privée (« le privé est politique »), dans la famille comme dans les organisations militantes. Ce travail de « mise à nu » s’attaqua au domaine de la sexualité, dénonçant là aussi les rouages de la domination masculine, les images et les rôles assignés d’avance : l’homme toujours « sujet », « actif » — et la femme « pas-
CO CO sive », objet du désir de l’homme ; l’homme qui « prend » la femme, et la femme qui « se donne ». A ces conceptions, le mouvement féministe opposa le droit pour les femmes de choisir librement leur sexualité et la revendication du droit au plaisir — ainsi que le droit de dire « non » sans être taxée de « refoulée » par ceux qui avaient un peu tendance à confondre « révolution sexuelle » et disponibilité permanente des femmes à leurs propres désirs.
Ce vaste mouvement de réflexion s’appuyait sur un travail théorique de critique des analyses antérieures concernant la sexualité des femmes, notamment de la théorie freudienne sur « l’envie du pénis ». Ainsi Luce Irigaray, en France, réactualisant les critiques de l’école anglaise des années trente (Karen Homey, Mélanie Klein, Ernst Jones), questionnait-elle la théorie psychanalytique : Pourquoi les femmes ont-elles été mises en demeure de renoncer à la jouissance clitoridienne au profit exclusif de la jouissance vaginale ? Pourquoi la fonction maternelle devrait-elle l’emporter sur la fonction érotique chez les femmes ? Pourquoi l’homosexualité féminine a-t-elle toujours été soit niée, soit interprétée comme l’amour d’une femme virile pour une autre femme et non comme l’amour d’une femme pour une femme 2 ?
Ce travail critique déboucha sur une redéfinition de la sexualité, jusque-là toujours pensée à partir de paramètres masculins selon lesquels sexualité était synonyme d’hétérosexualité, et hétérosexualité synonyme de pénétration. A cette conception réductrice de la sexualité, les femmes opposèrent la redécouverte de leur corps, l’importance des caresses multiples, la réhabilitation de la masturbation, repoussant plus loin les frontières de la jouissance et rejetant la distinction traditionnelle entre « les préliminaires » et « le rapport ».
« Débarrassons-nous des vieux critères, refusons de considérer les rapports sexuels comme un examen de passage », écrivaient les femmes du Collectif de Boston dans Notre corps, nous-mêmes 3 : « Ce qui compte, c’est de se sentir bien et d'arriver à valoriser ses goûts ». Il n’y a pas une seule recette pour jouir, expliquait ce livre qui a marqué toute une génération de féministes, tant en France qu’aux Etats-Unis : nous devons chacune apprendre à connaître ce qui nous procure du plaisir et surtout apprendre à le dire à notre partenaire. « Les rapports sexuels sont une chose extrêmement personnelle. Quoi que les autres puissent dire ou penser, cela ne doit pas vous influencer dans votre choix : le coït n ’est pas la finalité sexuelle par excellence. Notre culture ne met en avant que la sexualité génitale, alors que le plus important c’est la jouis-
Matisse : les Amours
Notre sexualité est mutilée...
« Et notre sexualité ? En effet, que reste-t-il du désir des femmes après huit heures de travail, les transports, les courses, la cuisine, le ménage, les enfants ? « La meilleure contraception, c’est les cadences », disent les ouvrières... Nous sommes réduites dans cette société à n’être que machines à reproduire ou objets sexuels.
« Notre sexualité est mutilée au nom du rendement économique ; notre sexualité est mutilée au nom de la maternité ; notre sexualité est mutilée au nom du plaisir de l’homme ; une femme se doit d’être choisie, elle ne choisit pas. Le désir se conjugue toujours au masculin ; notre sexualité est mutilée au nom d’une morale qui nous veut passives et soumises ; notre sexualité est mutilée par l’hétérosexualité obligatoire, le couple obligatoire, notre sexualité est mutilée par l’exclusivité de la pénétration, l’interdiction de la masturbation et par tout autre forme d’interdit ; notre sexualité est-elle vraiment la nôtre ? (...)
« Nous n’avons pas de modèle à opposer à ceux qu’on nous impose : nous revendiquons le droit d’inventer notre sexualité, nos sexualités. Et pour les femmes qui aiment et désirent les femmes, quelle place pour cet amour-là dans cette société-là ? Nous prenons et nous revendiquons le droit à l’homosexualité. Non pas comme nouvelle « norme », mais comme l’une des possibilités sexuelles et affectives d’un désir dont l’aboutissement n’est pas la procréation, mais le plaisir et le bonheur. »
Extrait du Manifeste des femmes sur l’avortement et la contraception (1976)
sance de tout notre corps. Notre sensibilité érotique, en dehors des organes génitaux, a été réprimée... Nous ne devrions pas avoir peur de demander ce qui nous fait plaisir : si le coït nous fait jouir, très bien ; sinon, il n'y a pas de raison de le subir. » Par ces phrases toutes simples, et par les longues discussions qu’elles suscitaient dans les groupes femmes, Notre corps, nous-mêmes a contribué avec force à lutter contre la peur et la culpabilité, il a permis aux femmes d’ouvrir les yeux sur leurs désirs, leurs sensations, leurs fantasmes aussi : « Etre à l'écoute de nos fantasmes peut nous aider à prendre l’initiative dans les relations sexuelles. »
« Des femmes parfois aiment d’autres femmes »
En même temps, en revendiquant le droit des femmes à vivre librement leur sexualité, le mouvement féministe a permis à de nombreuses femmes d’affirmer publiquement pour la première fois leur homosexualité. Beaucoup de lesbiennes qui, jusque-là, vivaient plus ou moins cachées et culpabilisées, d’autres qui s’efforçaient de nier et de refouler leurs désirs, et bien d’autres encore..., ont pu enfin assumer ouvertement leur « différence », rompre leur isolement et se sont revendiquées comme lesbiennes (voir l’interview de Catherine, Françoise et Yola, page 18). D’autres encore ont découvert pour la première fois qu’elles pouvaient aimer d’autres femmes et trouver du plaisir dans ces relations. Certes, tout n’était pas changé du jour au lendemain et, même au sein du mouvement des femmes, les lesbiennes avaient souvent l’impression que leur oppression particulière était oubliée, voire niée. Mais pour la première fois à une échelle aussi importante était remise en cause l’idée d’une « normalité » hétérosexuelle : jusque-là toujours pensée comme « la » sexualité, l’hétérosexualité commençait à être perçue simplement comme une forme de sexualité.
Aucun domaine n’était épargné par ces questionnements. Dans les groupes femmes on discutait à bâtons rompus de la signification de l’amour, de la jalousie, de la vie en couple... Cela n’allait pas sans, parfois, l’établissement de nouvelles normes tout
Matisse : les Amours.
aussi contraignantes. Cela s’accompagnait parfois, également, de débats assez vifs quand par exemple certaines militantes lesbiennes revendiquaient l’homosexualité comme la seule forme de vie cohérente avec un engagement féministe, dénonçant l’hétérosexualité comme un compromis, voire une trahison.
Mais l’essentiel résidait dans la remise en cause systématique des normes masculines dans la vie quotidienne et des rapports d’appropriation entre hommes et femmes. Muriel, dans son témoignage qu’on pourra lire en page 15, évoque cette période.
La fin de « toutes les folies » ?
Où en sommes-nous aujourd’hui ? Qu’est-il resté de tous ces discours et de ces remises en cause ? La réponse est loin d’être évidente ! Les itinéraires particuliers que nous pouvons connaître, chacun des nôtres, ceux que nous évoquons dans ce dossier, ceux que la littérature et le cinéma reflètent, sont autant d’histoires d’elles singulières. Il faudrait des moyens que nous ne possédons pas pour étudier systématiquement ces itinéraires et en faire une synthèse pertinente. Les décrire partiellement permet seulement d’inviter à la réflexion et à la discussion. Le débat est ouvert...
De façon plus générale, cependant, une première constation s’impose : la sexualité a largement disparu des réflexions et débats collectifs militants, y compris dans le mouvement des femmes5. Elle est de fait redevenue une question d’ordre privé. Mais peut-on s’en étonner ? Les revendications avancées par les féministes dans les années soixante-dix s’inscrivaient dans un contexte de critique globale de la société capitaliste, de ses mœurs et de sa morale. Il est clair qu’aujour-d’hui cette critique radicale est devenue très marginale ; le mouvement des femmes est considérablement affaibli, et l’idée de « changer la vie » n’est guère présente dans les luttes, qui sont surtout maintenant des luttes « défensives ».
Si le recul des luttes féministes est indéniable, peut-on dire pour autant, comme le font certaines, qu’il n’y a aucun acquis et que tout est à recommencer ? La sexualité n’est plus l’objet de discussions collectives, mais elle fait désormais partie des discussions spontanées entre ami(e)s : de ce point de vue, de nombreux tabous ont été levés, nous semble-t-il... Par ailleurs, la diffusion de la contraception, la libéralisation — bien que partielle — de l’avortement, les luttes féministes pour la reconaissance du droit des femmes au plaisir, tout cela constitue des acquis importants pour nous toutes, notamment pour les jeunes femmes qui peuvent dans ces conditions prendre conscience de leurs désirs plus rapidement que les générations précédentes.
Certes la liste de tous les domaines où les choses n’ont pas avancé, ou ont même reculé, serait fort longue : la pub (notamment pour les messageries roses), où l’image des femmes comme objet sexuel a fait un retour en force : les violences sexuelles à l’égard des femmes et des petites filles, qui n’ont probablement pas diminué... etc. Certes, également, dans le domaine des relations personnelles, les vieux modèles ont la vie dure et savoir « dire ses désirs » n’est pas toujours chose facile. Mais quand le Parisien affirme, sur la base de ses sondages, qu’après « la génération de toutes les folies » les jeunes reviennent aujourd’hui aux valeurs et comportements traditionnels des générations précédentes, nous pensons que ce journal prend ses désirs pour des réalités, ou plutôt qu’il participe ainsi d’une grande campagne d’intox des nostalgiques de l’ordre moral. Que constate-t-on, en effet : que la vie sexuelle des jeunes commence en général plus tôt qu’autrefois et que beaucoup peuvent désormais avoir des relations sexuelles sans se
Camille Claudel : l’Abandon ou Sakountala.
cacher, voire même sous le toit familial (cette « liberté » cependant n’est pas encore une réalité pour tous les milieux sociaux et varie en fonction des traditions culturelles familiales — on pense en particulier au cas des jeunes filles maghrébines...). Par ailleurs, on le sait, les jeunes se marient de moins en moins et l’union libre progresse. Quant aux « valeurs », si l’on se fie au sondage du Parisien , les jeunes croient peut-être toujours au grand amour romantique, ils aspirent comme leurs parents à avoir des enfants, ils semblent attachés à la fidélité comme quelque chose d ’« essentiel dans les rapports entre une fdle et un garçon » mais le mariage et la virginité ont pris par contre un sacré coup de vieux 6. Et si la vie en couple semble une référence pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un engagement « à la vie à la mort » mais plutôt de vivre une relation sentimentale « qui durera ce qu ’elle durera ».
« Libérées... mais seules » ?
Autre cible privilégiée des attentions aujourd’hui, la génération des femmes de trente-quarante ans,
Camille Claudel : l’Abandon ou Sakountala
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Camille Claudel : /a Fa/se.
c’est-à-dire celles qui ont été marquées de près ou de loin par le mouvement féministe dans les années soixante-dix, et dont beaucoup ne vivent pas en couple. Outre l’ouvrage déjà cité, c’est par exemple le Point qui titrait récemment : « Femmes, la génération sans mari 7 ». A en croire toutes ces analyses ces femmes « dynamiques, diplômées, performantes, extraverties, libérées... mais seules » seraient maintenant à la recherche désespérée d’un mari ; mais, laisse-t-on entendre plus ou moins clairement, les féministes sont allées trop loin dans leur remise en cause des rapports entre les sexes, faisant fuir ainsi le « compagnon idéal » et cette génération de femmes est en train d’en « payer » le prix... Que penser de ces « analyses » ? Rappelons d’abord — car cette réalité est toujours largement occultée — que pour un certain nombre de femmes, toutes ces questions ne se posent même pas : toutes celles qui ont décidé d’assumer et de vivre leur homosexualité, même si ce n’est pas toujours facile, comme le rappellent Catherine, Françoise et Yola dans les pages suivantes, même si les tabous sont loin d’avoir disparu.
Quant aux autres ? Même si le fait de ne pas partager leur vie quotidiennement avec un homme peut être parfois source de frustrations, même si les relations qu’elles nouent avec les hommes ne sont pas toujours satisfaisantes, qu’est-ce qui permet de conclure que toutes ces femmes aspirent à revenir au modèle traditionnel et à sacrifier leur liberté et leur indépendance — le témoignage de Muriel (page 15) nous semble à cet égard significatif. Si l’on suit les raisonnements du Point, comment expliquer par exemple que le nombre des divorces continue à augmenter et que, deux fois sur trois, ce sont les femmes qui en prennent l’initiative ?
En disant cela, il ne s’agit pas pour nous, bien entendu, de préconiser un modèle de « femme libérée » qui serait celui de la femme ne vivant pas en couple .-nous ne pensons pas qu’il y ait de cadre privilégié pour l’exercice de la liberté et de l’indépendance des femmes. Cela relève de choix individuels, d’itinéraires personnels, qui peuvent d’ailleurs varier selon les moments de la vie de chacune.
Au bout du compte ? Nous ne prétendons pas avoir fait ici le tour de toutes les questions. Mais il nous semble tout au moins qu’on ne peut pas parler de simple « retour à la case départ ». Certes, bien des choses restent à faire par rapport à nos aspirations et nos objectifs d’un bouleversement radical des relations entre les individus. Peut-il en être autrement quand l’idée plus générale d’un bouleversement radical de la société a elle-même reculé ? Peut-on imaginer une sexualité totalement libérée dans une société qui ne l’est pas ?
Il appartient sans doute aujourd’hui aux militantes féministes d’engager à nouveau le débat pour cerner les avancées et les raisons des limites rencontrées dans la réflexion comme dans l’image caricaturale qui a pu être donnée d’elles. Cela nécessite également de (re)préciser ce que nous voulons. Pour nous, il ne saurait y avoir de norme en matière de sexualité, chacun(e) doit être libre de choisir et de vivre sans brimades sa sexualité — sans violence imposée et dans le respect de l’autre, bien entendu. Cela suppose une série de conditions indispensables si l’on veut favoriser l’épanouissement sexuel des individus, à commencer par une éducation sexuelle des jeunes fondée sur la reconnaissance du droit au plaisir et le refus des rapports de domination. Une éducation qui prédispose les individus à « accroître leur potentiel d’amour », comme disait Kollontaï, et qui leur permette de vivre en positif toutes sortes de relations — de l’amour-pas-sion à la relation fondée principalement sur le plaisir sexuel, en passant par l’amitié amoureuse, etc. — sans hiérarchie entre elles, sans idée d’un « modèle idéal ».
Parler d’épanouissement sexuel implique évidemment aussi des conditions de vie et de travail (et de militantisme) faisant une large place aux loisirs, et des loisirs qui ne soient pas simplement consacrés à « récupérer ». Cela nécessiterait également des logements où chacun(e) pourrait disposer d’un espace propre aux ébats amoureux quel que soit son âge.
Il ne s’agit là que de quelques éléments de réflexion que nous vous proposons de discuter et d’enrichir...
Camille Claudel : la Valse
Notes
- 1 . Cf. en particulier, sur le premier point, le sondage réalisé par le Parisien sur «Les jeunes et l’amour» (numéro du 13 avril 1987) et sur le second, l’ouvrage de C. Cowan et M. Kinder, Belles, intelligentes... mais seules, paru récemment chez Laffont.
- 2. Luce Irigaray, Ce sexe qui n'en est pas un, éd. de Minuit.
- 3. Notre corps, nous-mêmes, paru d’abord aux Etats-Unis puis traduit et publié en France en 1977 par un groupe de femmes aux éditions Albin Michel.
- 4. Virginia Woolf, Une chambre à soi.
- 5. Signalons cependant les dossiers publiés dans les Cahiers du GRIF sur «La dépendance amoureuse » (n° 30) et «l’Indépendance amoureuse». (n°31) aux éditions Tierce.
- 6. Sur ces questions, voir les dossiers des Cahiers du féminisme sur la famille (n° 29) et sur les jeunes (n° 35).
- 1 .Le Point du 6 avril 1987.