MAGINONS le désarroi d'un éventuel observateur étranger qui n'aurait pas été informé des dernières élections européennes. Cette personnalisation extrême qui fait qu'on ne parle que de Veil, Jospin, Marchais, Le Pen èt les autres signifie-t-elle qu'on élit un président? Non ! Il s'agit de députés élus au scrutin de liste à la proportionnelle ... Sans doute ces députés vont-ils décider de l'avenir du pays, d'où l'acharnement à discuter du bilan de la gauche ? Non ! Ils vont se retrouver dans un Parlement européen qui ne dispose d'aucun pouvoir ... Que de paradoxes ! Tant d'argent et de passions mêlés à tant de désintérêt de la part des électeurs : s'agit-il d'un jeu sans conséquence? Que non! Les résultats de ces élections européennes représentent des indications décisives et bouleversent assez profondément la situation politique française : nous entrons dans l'après 17 juin 1984.
Précisément parce qu'elles ne relevaient pas d'enjeux politiques directs et immédiats, les élections européennes ont fonctionné comme une caisse de résonance : les phénomènes qui travaillent au plus profond la société française s'y sont exprimés de façon claire et amplifiée. Sous l'impact des effets de la crise se conjuguant aux conséquences de l'expérience politique ouverte en 1981, les craquements et brisures de cette société ont trouvé une traduction électorale qui, pour être déformée, n'en n'est pas moins claire.
PCF : Les ombres du déclin Pour quelques centaines de milliers de voix de moins, le PCF subit une de ses plus lourdes défaites électorales et politiques. On peut considérer qu'il s'agit là du fait le plus important de ces élections. A l'occasion de celles-ci, la direction du PCF se trouvait contrainte de viser un objectif vital : faire la démonstration de sa capacité à enrayer le processus de recul électoral que subit dramatiquement ce parti depuis 1981. Après l'échec cuisant de Marchais aux dernières présidentielles, il s'agissait pour elle de recueillir les fruits de sa « participation critique » au gouvernement ...
Apparaître comme soutenant l'expérience gouvernementale de l'union de la gauche, tout en se démarquant nettement des aspects les plus anti-ouvriers de la politique gouvernementale : telle était l'orientation dont le bureau politique pouvait escompter qu'elle lui permettrait de consolider, sinon de dépasser, les 15,34 % de voix recueillies par Marchais en 1981.
11 ,28 % des voix, ces résultats aux élections européennes signifient un véritable fiasco pour la direction du PCF : il s'agit d'un choc proche du séisme ! Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les 11,28 % de voix en juin 1984, par rapport aux 20,6 % aux européennes de 1979, -sans parler des 28,2 % aux législatives de 1946 ! - signifient qu'une grande partie de l'électorat communiste traditionnel s'est durablement détachée du PCF. Il ne s'agit plus, comme en 1981, de l'expression d'un désaveu des choix politiques de la direction du PCF, mais d'une prise de distance plus profonde.
Cela veut dire que, quels que soient les méandres de sa politique et ses ruses, la direction du PCF ne semble plus en mesure de regagner la confiance de ces travailleurs.
Il a fallu, pour provoquer une telle rupture, des chocs puissants qui ont
touché à la nature même des liens de ce parti avec la classe ouvrière. Les analyser supposerait d'évoquer le discrédit qui, après la Pologne et l'Afghanistan, entache de plus en plus gravement la politique du Kremlin et le « modèle soviétique ». Faute d'avoir su et voulu se démarquer réellement du « grand frère soviétique », la direction du PCF subit les contre-coups. Et, bien sûr, elle paye le prix de la politique en France même de la direction Marchais. Cette dernière a montré qu'elle était maîtresse dans l'art d'alterner sectarisme et opportunisme, qu'elle savait avec le même talent diviser les rangs ouvriers et cautionner une politique de gestion de la crise. Le secrétaire général apparaissant de plus en plus comme le symbole même de la duplicité et de la vulgarité d'une politique haïssable. Car il ne suffit pas de condamner, verbalement, les plans gouvernementaux de licenciement ou la loi Savary pour proposer des perspectives réelles de défense des intérêts ouvriers. Ni de se revendiquer du « socialisme aux couleurs de la France » pour disposer d'une stratégie. La preuve est faite que beaucoup de travailleurs, autrefois électeurs fidèles du PCF, et même militants dévoués de ce parti, ont compris cela.
Le fait qu'une grande partie de ces électeurs se réfugie dans l'abstention témoigne de la désorientation politique de ces travailleurs qui ont rompu avec le PCF sans voir, aujourd'hui, qui saurait mériter leur soutien.
L'explosion Le Pen
L'échec du PCF est accentué par le fait qu'il se retrouve talonné électoralement par le Front national. Seulement 56 000 voix (0,28 %) séparent les deux scores, Le Pen n'ayant pas été loin de gagner son pari qui était de surpasser le PCF.
Avec 2 200 000 voix (Il %) la liste du Front national réalise une percée qui, incontestablement, constitue l'autre grand fait politique de ces élections. Non seulement Le Pen a fait le plein des voix potentielles de l'extrême droite, mais il a cristallisé à son profit la radicalisation à droite que provoquent dans l'électorat RPR la crise et la haine du gouvernement de gauche. En outre, il est parvenu à capter le mécontentement, la peur et les pulsions xénophobes qui fermentent au sein de certaines couches populaires. On ne peut expliquer autrement l'ampleur des scores obtenus par le Front national dans un certain nombre de grandes villes comme Marseille, Lyon, Paris et sa banlieue ... 19,49 % dans les Bouches du Rhône, 15,86 % dans le Rhône, 15,24 % à Paris, 15,98 % en Seine-Saint-Denis, 15,33 % dans les Hauts-de-Seine.
Certes, il convient de souligner que ce n'est pas un hasard si Le Pen remporte ses succès les plus éclatants là où il peut s'appuyer sur un fort électorat d'origine pied-noir traditionnellement d'extrême-doite (21 ,39 % dans les AlpesMaritimes, 17,82% en Corse-du-Sud, 19;96% dans le Var, 16,44% dans le Vaucluse .. .)
A souligner aussi le fait, plus important encore, qu'il s'agit, aujourd'hui,d'un phénomène essentiellement électoral, qui s'est polarisé à partir d'une campagne délibérément limitée à quelques « thèmes porteurs » et largement personnalisée sur la figure de Le Pen lui-même. Et ce, dans des conditions particulièrement favorables du fait de la liste unique de la droite derrière Simone Veil.
Il n'empêche qu'il serait parfaitement illusoire de vouloir relativiser et l'ampleur du problème et sa gravité. En effet, démonstration est faite que, dans la situation présente, un courant politique développant une politique fondamentalement raciste et fasciste est en mesure de polariser plus de 1 0 % de l'électorat français et de quasiment damer le pion au PCF!
Nul ne peut dire aujourd'hui si, sur la base de son succès considérable, l'organisation de Le Pen sera capable de construire un parti à la mesure des ambitions qui sont les siennes. Par contre, ce qui sûr, c'est que, tel le ver dans le fruit, une menace majeure est aujourd'hui lovée au cœur de la société, menace contre la classe ouvrière, les travailleurs immigrés au premier chef, et contre les libertés.
Un abstentionnisme majeur
Le recul du PCF et la poussée du Front national constituent les deux faits majeurs, impressionnants, de ces élections. Mais ils se trouvent accentués par
un troisième: l'ampleur de l'abstention. Alors que, sans conteste, la droite et l'extrême droite ont mobilisé le ban et l'arrière-ban de leurs soutiens potentiels, l'abstention atteint un niveau record : 15 860 000 électeurs (43,30 % ), contre 39 % en 1979 ! Soit un Français sur les trois qui votent habituellement. Un Français qui est de gauche, souvent ancien électeur communiste, et dont les motivations ne sont guère difficiles à saisir : la déception et le désarroi !
Déception qui est celle des espoirs trahis et des promesses reniées. Désarroi devant une gauche qui fait la même politique que la droite. Le plus spectaculaire est que cet électorat, assez largement de traditon communiste, ne semble pas prêt, au moins à l'heure actuelle, à concrétiser ses aspirations par un vote en positif. La stabilisation des scores du PS, d'une part, de l'extrême-gauche, de l'autre, en témoigne. De même que l'échec cuisant de la liste Dapaquit-Fiszbin : l'association du PSU et des « communistes démocratesunitaires » pouvait constituer un refuge possible pour une partie de ces électeurs qui, tout en gardant la fibre communiste, condamnent la politique du PCF. Le score réalisé, 144. 568 voix (0,72 %), sonne le glas de cette ambition! Le désastre subi par la liste PSU-CDU montre que ces travailleurs ne demandent pas plus de « différence », plus d'« ouverture » ou plus d'« unité », mais une politique en faveur des travailleurs et que, du coup, ils ne sont pas prêts à donner leurs voix à une liste qui soutient le gouvernement sur des bases encore plus droitières que celles du PCF lui-même.
Ces trois données clés que constituent le recul du PCF, la percée du Front national et l'ampleur de l'abstention donnent la mesure des mouvements profonds à l'œuvre, qui bousculent les projets des grands partis maîtres du jeu politique. Pour eux, échecs et succès relatifs du jour sont riches en déconvenues pour demain.
Parti socialiste : l'impasse Certes, la direction du PS peut se bercer aux sons d'une musique rassurante: le pire est évité. N'est-il-pas vrai qu'avec 20,76 % des voix, Jospin n'est pas loin de retrouver le score de la liste socialiste en 1979 (23,53 % avec les radicaux) et évite la catastrophe qu'aurait constitué un score de la liste Veil de plus de 50 % ?
Il n'empêche que la défaite est là: PS et PCF ne rassemblent que 6-421 000 voix (32,04 %), contre 8 591 000 voix (42,88 %) pour la liste UDF-RPR. Et contre plus de dix millions de voix (53,88 %) si l'on y ajoute le Front national !
Il faut se rappeler qu'en 1981, Mitterrand rassemblait 25,84 % des voix au premier tour et 51 , 7 5 % au second ! Lorsqu'on constate que le PS régresse de 6 % en Lorraine, de 4 % dans le Nord-Pas-de-Calais, il apparaît clairement que ce recul électoral profond est le prix de la politique anti-ouvrière du gouvernement à majorité socialiste.
Si l'échec était prévisible avant les élections, le rétrécissement des marges de manœuvre dont dispose le PS après était moins évident. D'une part, l'effritement du PCF affaiblit la coalition de gauche. D'autre part, la tentative, via les radicaux de gauche, de constituer un centre-gauche a, présentement, lamentablement échoué.
La direction du PS ne saurait raisonnablement se plaindre du recul du PCF. C'est, au contraire, une nouvelle confirmation de l'efficacité de la ligne mitterrandiste d'union de la gauche. Encore faudrait-il que ce recul profite au PS. Or, il n'en n'est rien. Les électeurs qui abandonnent le PCF vont actuellement se perdre dans les vastes et mystérieuses terres de l'abstention.
Gageons qu'il ne suffira pas d'agiter le drapeau de la défense des libertés menacées par la montée du fascisme pour remobiliser ces électeurs derrière le PS ! D'autant que, travailleurs, ils ne risquent pas d'apprécier les déclarations d'un Delors, qui, étoile montante au firmament de la gestion socialiste de la crise, proclame la nécessité d'une rigueur accrue.
Quant au dégonflage de l'opération ERE du trio Stim-Doubin~Lalonde (3,31 % des voix pour une candidature qui avait obtenu le statut de «grandeliste » !), il interdit à Mitterrand de fonder de substantiels espoirs sur la possibilité de donner du jeu à la vie politique française à partir de l'émergence
d'un centre gauche. La possible ouverture à droite - à quoi peut seulement servir l'existence d'un centre-gauche ! - s'avère bien étroite !
Ce qui se trouve par-là menacé, c'est la possibilité pour le PS, même affaibli, de jouer le rôle d'indispensable pivot de la vie parlementaire. Or", tous les calculs de Mitterrand dans la perspective de 1986 reposent nécessairement sur une telle hypothèse ... C'est dire la gravité de la situation pour le PS et Mitterrand luimême.
RPR-UDF: la promesse de lendemains qui déchantent En fait de « donner du jeu >> à la vie politique française, qui est le grand projet de Mitterrand, les élections européennees ont surtout produit un grippage dont on ne mesure encore que partiellement la gravité. Paradoxalement, c'est la droite traditionnelle qui en est la première victime. Malgré son incontestable victoire, elle se trouve, à cause du succès de Le Pen, emprisonnée dans une équation qui peut s'avérer insoluble.
L'échec même de la gauche l'oblige à accélérer les préparatifs de la relève et à revendiquer, sous une forme ou sous une autre, l'alternance. Mais, à l'heure actuelle, le score du Front national fait de Le Pen un indispensable partenaire pour assurer une majorité. D'où une double contradiction.
D'abord au sein même de la coalition de droite : cette question de l'alliance avec Le Pen va constituer une pomme de discorde susceptible d'interdire toute définition d'une tactique offensive commune entre l'UDF et le RPR, voire au sein même du RPR.
Ensuite, ce qui est encore plus grave, les partis de droite vont devoir se définir par rapport à la radicalisation de leur base sociale, radicalisation dont le succès Le Pen est la traduction. La prudence de Chirac au lendemain des élections témoigne de la compréhension qu'il a de ces difficultés.
Jean-Marie Colombani, dans le Monde du 19 juin, résumait en ces termes le problème : << F:n clair, 1 'échéance de 1986 lui commande de remettre en question sa stratégie, celle de 1988 de la poursuivre. Pas facile ! » En effet, pour devenir président, Chirac doit réaliser un vaste rassemblement autour de sa personne, projet qui lui interdit de s'accoquiner avec Le Pen et d'apparaître comme un « va-t-en guerre » voulant bousculer les rythmes institutionnels. Mais une telle modération ne peut que lui aliéner une partie croissante des secteurs les plus excédés par la présence de la gauche au pouvoir et, par là, faire le jeu de Le Pen. A l'inverse, radicaliser le discours au nom de la promesse d'une reconquête rapide et brutale, permettrait sans doute de marginaliser Le Pen mais approfondirait les failles au sein de la droite et pourrait précipiter une mobilisation ouvrière.
Sans doute serait-il prématuré d'avancer des pronostics trop précis. Il n'en demeure pas moins qu'on est parvenu à une situation de réel blocage politique, alors que jusqu'à présent les affrontements sont restés essentiellement limités au champ électoral. Il est loin d'être exclu qu'une telle situation, pour se dénouer, suppose d'autres modalités et d'autres rythmes que ceux fixés par les institutions.
Une zone de turbulences Au-delà de l'échec électoral de la gauche en tant que tel, les européennes témoignent de ce qu'il y a de criminel dans la politique gouvernementale. Au nom du « compromis », maître mot du réformisme, le gouvernement a délibérément et gravement sacrifié les intérêts des travailleurs. Lorsqu'on additionne le blocage des salaires et le démantèlement des systèmes d'indexation des salaires sur les prix, les licenciements et l'aggravation du chômage, le développement du temps partiel et la politique nataliste, le plan acier et la loi Savary, l'intervention militaire au Tchad et au Liban, le soutien au déploiement des euromissiles, etc., on constate qu'il n'est guère d'exemples d'un gouvernement usant si systèmatiquement des pouvoirs dont il dispose .. . contre ceux-là mêmes qui les lui ont donnés !
Or, où sont les succès escomptés ? Loin de voir se concrétiser le début d'union nationale que Mitterrand appelle de ses vœux, la vie politique est aujourd'hui dominée par une radicalisation à droite et une puissante poussée des thèmes racistes et fascistes. Sans doute Mitterrand et le PS comptent-ils profiter de cette situation pour maintenir la coalition de gauche en enfonçant des coins au sein de la droite afin de la paralyser, voire la diviser.
Jeux dangereux et calculs à courte vue! Car, avec l'aggravation de la crise et l'exacerbation des tensions sociales, les affrontements sociaux qui se profilent déborderont nécessairement du seul cadre institutionnel. Bien imprudent celui qui, dans ces conditions, voudrait jouer avec le feu !
Le fait que cette radicalisation à droite n'ait pas, aujourd'hui, son répondant à gauche, constitue le facteur le plus inquiétant de la situation ouverte par les élections européennes. C'est un mouvement ouvrier affaibli et profondément désorienté qui va devoir affronter les échéances décisives à venir. Les directions du PS, du PCF et des organisations syndicales, qui sont à l'origine de cette situation, en portent l'entière responsabilité.
Mais, en même temps, rien n'est encore irréversible. L'intervention des travailleurs sur la scène politique, selon leurs propres méthodes qui sont celles de la lutte des classes, est à présent la carte qui manque dans le jeu politique. Une carte qui constitue l'atout maître !
Les états-majors de la droite le savent qui évitent de provoquer cette intervention directe des travailleurs en s'efforçant de modérer leurs propres troupes. Comme on vient de le voir encore avec la manifestation du 24 juin. Cette démonstration monstre, au lendemain de la victoire de la droite aux européennes, a été cantonnée, de par la volonté de ses organisateurs, au seul thème de la« défense de l'école libre». Ce qui est proprement ridicule lorsqu'on sait que ce qui obsède les appareils de droite ce n'est certes pas la liberté scolaire, dont ils savent pertinemment qu'elle n'est en rien menacée, mais bien la revanche et la reconquête. Si l'esprit guerrier a été refoulé et les débordements évités, ce n'est pas parce que ces mêmes appareils craignent un pouvoir affaibli et discrédité ; c'est qu'ils redoutent de réveiller ce géant assoupi que semble être aujourd'hui une classe ouvrière comme ivre de désillusion.
L'extrême gauche, qui vient de confirmer par ses scores le maintien d'une audience électorale réduite mais non négligeable, se trouve face à de grandes responsabilités. Il ne s'agit plus de témoigner mais de proposer. Proposer une issue positive à la crise actuelle, ouvrir des perspectives de lutte qui permettent aux travailleurs de se mobiliser et d'imposer leur propre politique.
Les thèmes de combat ne manquent pas : contre le chômage et les licenciements, pour imposer les 35 heures sans diminution de salaires, contre le racisme et le fascisme, pour élever un mur de solidarité ouvrière autour de nos frères travailleurs immigrés, contre les menées de l'impérialisme partout dans le monde, pour assurer la solidarité internationaliste des peuples.
S'engager, avec détermination et unitairement, dans la lutte pour ces objectifs : telle est aujourd'hui l'exigence qui doit devenir celle de tous ceux qui refusent trahisons et capitulations. Une exigence qui, au premier chef, doit être portée par toutes celles et tous ceux, militants révolutionnaires, syndicalistes lutte de classe, militants du PS et du PCF qui refusent de renier leur idéal. Chez tous ceux-là, il faut faire progresser la conscience de la nécessité d'un nouveau parti de la classe ouvrière, pour que celle-ci triomphe.
Les mois à venir peuvent être riches d'occasions pour engager de tels combats. Car, si le gouvernement nous mène à la catastrophe, rien encore n'est inéluctable : aux travailleurs de se mobiliser pour imposer une autre politique !