Créée dans les PTI en réponse à la chasse aux « moutons noirs », lancée dans la CFDT par un E. Maire sur le départ, la fédération SUD (Solidaire, Unitaire, Démocratique) va tenir, du
1 9 au 22 septembre, son congrès.
Nous voulons donner largement la parole à ses militants: au milieu de l'été, deux membres de la direction de SUD ont donc répondu à nos questions, Annick Coupé et Thierry Renard.
En mars dernier, les élections aux commissions paritaires ont montré la force de SUD, qui menait campagne sans droits syndicaux: dans la région parisienne, 16% chez les postaux,
25% dans les télécoms, 14% aux chèques postaux, 13% dans les centres de tri de Paris, quelques scores spectaculaires dans des centres de tri de banlieue (49,5% à Issy-les-Moulineaux,
46 % à Créteil ... ), des résultats dans quelques villes et services de province où SUD a fait campagne ... Cela traduit une réelle représentativité. Soulignons de plus une implantation dans des secteurs décisifs pour le début des luttes dans les PTI.
Face aux projets gouvernementaux, bien sûr, SUD appelle à la mobilisation unitaire, contre la remise en cause du système de salaire, de mutation et de recrutement, mais aussi parce que le gouvernement tend à détruire un véritable service public. 0 Critique Communiste : A quelques se- l'auto-organisation, les assemblées génémaines du congrès de SUD, après quel- rales, les prises de décisions par le personques mois d'existence, quel premier bi- nel. Et nous avons été pour quelque chose lan tirez-vous de sa création et de son dans la façon dont a fonctionné le conflit activité? des télécoms, où la CGT, deuxième force présente avec nous, a été aussi entraînée Annick : La création de SUD correspond dans cette démarche. effectivement à une attente d'une partie des travailleurs des PTT. Plusieurs élé- Thierry : Audience électorale et audience ments permettent de vérifier l'écho favora- dans les luttes correspondent aux endroits ble : les résultats aux élections profession- où nous avons des militants. Le fait que les nelles 1 ; notre présence là où ont eu lieu assemblées générales des télécoms mandes conflits locaux, par exemple aux datent les responsables syndicaux, systétélécommunications de la région pari- matiquement, pour aller négocier, cela sienne mais aussi dans d'autres luttes loca- n'était pas possible avant. les. Notre syndicalisme reste bien tourné Il faut aussi s'interroger sur la significavers l'action ! Enfin, les adhésions, même tion des nouveaux conflits : des services si on n'assiste pas à un raz-de-marée parce veulent se battre pour leurs revendications que SUD ne peut échapper aux problèmes mais refusent de grands mouvements généraux du syndicalisme aujourd'hui : fourre-tout. Après des échecs syndicaux nous en sommes, cependant, entre 1 800 successifs, ils veulent entrer dans l'action et 1 900 adhérents. à partir du moment où 80 à 90 % du
Dans les conflits dont nous étions par- service sont prêts à se battre. Ils veulent tie prenante, nous avons pu mettre en l'efficacité et contrôler leur lutte. Cela pose œuvre une pratique syndicale favorisant une question: comment unifier les reven-
DISCUSSION AVEC SUD dications de tous les services, ne pas tomber dans des pièges qui opposeraient les uns aux autres. En même temps, on trouve, dans certains cas, la conscience de peser dans le travail ; d'où des revendications de prime, de reconnaissance de la qualification. II faudrait discuter ces aspects, que nous avons découverts. Mais il faut aussi dire que ces conflits ont débouché sur des avancées réelles : quand les agents des lignes vont gagner 950 F supplémentaires par mois à Paris, on peut dire que c'est une prime ou une indemnité, mais cela fait de l'argent en plus.
Toutefois, une difficulté existe: ceux qui n'ont pas de rapport de forces professionnel risquent de rester sur la touche d'une telle revalorisation. Annick: Pour ce bilan, il faut rappeler l'un des enjeux qui nous a amené à créer SUD : le risque de perdre un potentiel, surtout des jeunes militants qui n'avaient pas un passé militant (politique et syndical). Or, aujourd'hui, on peut dire que pour l'essentiel ces forces ne sont pas " dans la nature ", ne sont pas perdues pour le mouvement syndical.
SUD, en plus de ceux qui ont été à la CFDT et quelques-uns à la CGT, peu à FO, comporte aussi des adhérents qui n'avaient jamais appartenu à une organisation syndicale et n'y auraient pas adhéré dans l'état actuel du mouvement syndical. Mais cela pose d'autres problèmes, à partir de l'écart entre les divers types de militants. 0 Cette réalité doit se retrouver dans la préparation de votre prochain congrès. Pouvez-vous en résumer les aspects décisifs? Annick: C'est le congrès de constitution. II va permettre de définir notre identité syndicale sur le plan un peu théorique : quels acquis et quelles références on revendique, quelles questions on ouvre, quels éléments de réponse au problème de l'avenir du syndicalisme pour le fin du xx• siècle.
On ne va pas arriver à traiter tout cela ! Mais on est bien sur nos deux jambes : les acquis du mouvement syndical auxquels on se réfère, mais aussi une ouverture aux questions en débat. 0 Dans ce texte, vous faites un effort pour présenter une actualité du syndicalisme révolutionnaire aujourd'hui. La démarche est politiquement et syndicalement très cultivée. Dans quelle mesure est-ce perçu par les militants et les adhérents?
DISCUSSION AVEC SUD
Annick : Précisons le terme syndicalisme révolutionnaire, aujourd'hui peu parlant ou trop dénaturé. S'il renvoie aux origines, à la référence d'un syndicalisme se pensant et se construisant comme un outil de défense immédiate et quotidienne des travailleurs, mais aussi comme un outil pesant pour changer la société ... pourquoi pas ? Disons que ce texte nous voulons qu'il soit l'expression d'un syndicalisme de lutte et de transformation sociale en phase avec son temps ...
Ce texte, les adhérents le jugent " bien ". Pour autant, chacun est-il capable de le décrypter, de voir à quoi cela renvoie dans les débats du mouvement syndical ? Bien sûr que non. Mais ainsi nous précisons une approche : nous avons des références et nous sommes ouverts à une série de problèmes. Il y a d'ailleurs une volonté des adhérents de venir participer au congrès.
Pour bien marquer la volonté d'ouverture, nous allons faire des invitations assez larges au congrès, à des individus, à des organisations françaises mais aussi étrangères, à d'autres syndicats indépendants. Et nous leur proposerons des débats sur le bilan des luttes de ces dernières années, sur l'avenir de la fonction publique et sur la " recomposition syndicale ". Thierry : Pour ceux qui ont l'habitude des textes syndicaux, il a une allure de document idéologique du début du siècle, la Charte d'Amiens, etc. Les adhérents ne le formuleraient pas spontanément dans ces termes-là, mais ils s'y retrouvent : c'est la définition d'un syndicalisme différent de sa forme actuellement dominante, un outil syndical qui fonctionne de manière transparente, basé sur le fédéralisme. Il correspond à leurs aspirations : mettre fin à un syndicalisme de délégation, coupé des gens, de plus en plus institutionnel. <> Certes. Mais pouvez-vous apporter des précisions en ce qui concerne la plateforme revendicative, moyen d'unir les catégories et les situations vécues par les personnels des PTT ? Annick : Nous avons fait le choix de ne pas avoir de plate-forme revendicative complète, toute achevée, comme on l'a dans les organisations syndicales traditionnelles. Nous avons tout d'abord voulu donner des points essentiels, des repères correspondants à ce que nous sommes aujourd'hui. Ensuite, une question de méthode: si nous sommes pour le fédéralisme, il faut impliquer en priorité les salariés concernés par des situations concrètes dans l'élaboration des réponses revendicatives. Quand on voit les situations vraiment différentes, si on ne veut pas se contenter d'unifications formelles, il faut travailler, faire discuter, prendre le temps de l'élaboration collective.
Qu'est-ce qui arme le mieux une fédération comme la nôtre : définir un cadre de pratique syndicale offensive, ou avoir une plate-forme revendicative totalement exhaustive? L'expérience qu'on a dans la CFDT montre qu'une plate-forme revendicative totale n'arme pas vraiment les syndicats pour savoir comment se situer, se comporter dans les conflits. Cela dit, on aura un débat sur cette plate-forme revendicative à partir des réalités des PTT. La question des salaires, par exemple, ne fait pas par avance consensus ; cela relève de différences entre secteurs, poste et télécoms. De même, les vingt à vingt-cinq mille suppressions d'emplois qui ont eu lieu depuis cinq ou six ans pèsent davantage sur les services de la poste que sur les télécoms.
Nous avons aussi un débat ouvert sur les questions soulevées par le rapport Prévot : définir en positif le service public des PTT en 1989, c'est un travail qui n'a pratiquement pas été fait. Le " gérer autrement les PTT " de la CGT date. La CFDT a un projet idéologique, plaqué sur la réalité ; mais ce n'est plus une défense du service public telle qu'elle était portée dans la confédération il y a quinze ans en lien avec le projet de société. Nous ne voulions pas avoir des réponses schématiques sur le rapport Prévot : il nous fallait donner un cadre de référence, tout en montrant ce qui pouvait être discuté. Thierry : Sur l'action revendicative, on cherche à faire qu'il y ait du temps et une méthode d'élaboration qui permettent une implication maximum des adhérents. C'est tout à fait important quant à la conception du syndicalisme.
DISCUSSION AVEC SUD
Mais nous allons être confrontés, sur l'action, à court terme, dans les semaines qui vont suivre le congrès, à une actualité revendicative brûlante. La fédération SUD ne pourra pas rester muette sur les rémunérations, salaires, classifications, mais aussi sur le statut du personnel et sur le statut des PTT. Nous sortirons du congrès avec des positions concrètes, avec des éléments pour armer les équipes sur le terrain : prendre le temps du débat, mais répondre à l'événement. <> Quelles relations, solidarités, perspectives communes pouvez-vous établir avec d'autres syndicats au sein de la fonction publique ? Plus largement, comment vous situez-vous sur Je plan interprofessionnel ? Annick : Nous aurons, en conclusion du congrès, un texte adressé à toutes les autres organisations syndicales, dans lequel on mettra en avant les problèmes revendicatifs de l'heure. Pour cela, nous n'avons pas de difficultés.
En revanche, nous avons un problème : nous n'avons pas de structure qui soit dans les négociations fonction publique. Mais nous pouvons continuer à tra -vailler, à partir des acquis de travail commun dans la CFDT, avec un certain nombre de structures. Nous souhaiterons toujours aborder les problèmes de mobilisation en commun. Sur la région parisienne, c'est le plus facile : il y avait des habitudes. En province, cela risque d'être un peu plus compliqué.
Même en s'adressant à toutes les fédérations syndicales, s'il n'y a pas le poids de l'action, de notre capacité de mobiliser, je doute qu'elles acceptent d'avoir des échanges avec nous. Thierry: Comptera aussi beaucoup la façon dont le personnel pèsera sur les négociations : les assemblées générales, les discussions, les mandats donnés ... Annick : Cette question de nos relations intersyndicales ne peut être dissociée de notre option première : favoriser l'expression, les prises de décision, les capacités d'auto-organisation dans des cadres unitaires.
<> Avez-vous déjà une expenence concrète de réactions positives à votre égard des autres syndicats des PTT ? Des convergences possibles apparaissent-elles ? Annick : De façon ponctuelle, oui. Ainsi avec la CGT lors du conflit des télécomsParis : la CGT y fait un peu plus de 30 %, SUD fait 25 %, la CFDT y pèse maintenant très peu et FO a un certain nombre de problèmes internes en région parisienne. De fait, il n'y a pas eu de difficultés énormes, et même d'assez bons rapports avec la CGT sur ce conflit-là. En revanche, depuis qu'il est terminé, les rapports avec la CGT sont retombés. <> Pour préciser, sur ce conflit, la CGT a accepté votre pratique, la place des assemblées générales . . . ? Thierry : Ils ont eu un débat interne, evidemment. Mais la direction de la CGT des télécoms de la région parisienne a accepté. La pari qu'ils font : à ligne égale, le fait d'être confédérés leur donne un avantage considérable sur le SUD. Par ailleurs, ils pensent que nous posons des problèmes réels du syndicalisme aujourd'hui.
En même temps, nous les désenclavons de leur isolement : le fait que les deux organisations se prononcent pour l'action, que celle-ci soit conduite démocratiquement, cela crée un nouveau paysage syndical aux PTT. Annick : Dans le conflit des télécoms, on a aussi rencontré des permanents fédéraux de la CFDT qui sont venus remplacer les militants de terrain ; ils sont intervenus dans les assemblées générales. La fédé CFDT-PTT soutenait tout: aussi bien une revendication assez élevée d'une prime de mille francs que les formes de décisions en assemblée. Un paradoxe de la situation : ils ont soutenu des choses qui, à 100 %, étaient ce qu'ils nous reprochaient pour justifier notre exclusion.
Ils ont expliqué par écrit, de façon interne, qu'ils étaient obligés de s'adapter ainsi parce que, sinon, ils ne pouvaient pas s'exprimer et disparaissaient. Thierry : En fait, la direction de la fédé CFDT-PTT s'entête: il y a quelques se-
DISCUSSION AVEC SUD maines, ils viennent de suspendre le syndicat PTT des Bouches-du-Rhône qui avait progressé aux élections professionnelles. Annick : Après les élections professionnelles, la fédé-CFDT a proposé " l'unité des organisations confédérées ", alors que cela faisait longtemps qu'elle excluait la CGT de ses propositions. En pratique, lors des périodes calmes les fédérations vont essayer de nous ignorer ; quitte à travailler avec ceux qui sont sur le terrain lors des luttes, comme on l'a vu aux télécoms. Notre vrai terrain fort, c'est la pratique de masse, les assemblées générales où le personnel peut s'exprimer. Ainsi, lorsque Quilès aura rendu ses conclusions politiques au sujet du rapport Prévot, nous comptons demander la tenue d'assemblées générales du personnel, des débats , une sorte de référendum à l'occasion duquel chaque organisation syndicale défendrait ses positions. Thierry : Nous ne voulons pas nous trou -ver devant des appels à l'action dans la division lors des décisions gouvernementales. Dès maintenant, nous voulons chercher à créer des comités de mobilisation, réunir ceux qui veulent la préparer. <> A J'égard de la 11 recomposition syndicale 11, un projet qui semble bien intéresser la direction de la FEN et celle de la confédération CFDT, comment envisagez-vous de répondre ? Annick : Une question sérieuse, qu'on ne peut dissocier de l'avenir de la CFDT. Des précisions devraient apparaître à la fois dans la FEN et la CFDT. Ce projet nous paraissait dangereux quand nous étions à la CFDT ; nous avons je pense la même appréciation : c'est la menace d'un grand syndicat plus fondé sur l'institutionnalisation que sur l'action collective, pour aller vite, avec de l'autre côté une CGT accroissant sa dérive sectaire. Un paysage syndical qui ne nous va pas !
Comment pouvons-nous peser? Peser en faveur d'un courant syndical fort, de lutte, de transformation sociale. La réponse ne peut pas n'appartenir qu'à SUD.
DISCUSSION AVEC SUD
Cependant, là où nous sommes, dans les PTT, c'est en ce sens que nous agissons: en nous développant, et en accroissant les contacts avec les forces syndicales qui travaillent dans le même sens que nous depuis longtemps, dans la CFDT, ou comme le CRC-Santé; mais aussi des forces comme le SNUI, ou bien des forces qu'on connaît moins, dans la CGT ou dans la FEN. Thierry : Nous intégrons le fait que nous ne nous satisfaisons pas de ne pas être confédérés. Il y a besoin de confronter les idées, dans une situation très ouverte, où il y a non pas un mais un tas de projets de recomposition syndicale. Annick : Ceux-ci ne sont pas nécessairement affinés, et les mouvements sociaux à venir pourront aussi les modifier. Thierry : De même, il faut intégrer la question de l'Europe dans ce problème de " recomposition syndicale ".
Avant de prendre un choix définitif, il est important que les militants qui travaillent dans le même sens pour la rénovation du syndicalisme puissent arriver à la définition d'un projet syndical commun : unifier les forces qui existent. Annick : Travailler ensemble dans l'action et aussi mener ce débat. 0 One précision : vous n'êtes pas satisfaits de ne pas être confédérés, ou de ne pas être une nouvelle confédération ? Thierry : De ne pas être confédérés, de ne pas appartenir à une confédération. Annick : Entre individus qui y réfléchissent, dans SUD, il peut y avoir des différences sur ce point. Mais il y a consensus entre nous, au niveau des camarades qui animent SUD : nous ne voulons pas être un syndicat corpo, et ne sommes donc pas satisfaits de ne pas être au sein d 'une confédération. Nous intégrerons la dimension de l'interprofessionnel dans la formation syndicale. En revanche, il n'y a pas de possibilité actuelle de revenir à la CFDT ni d'adhérer à une autre confédération , ni d'en créer une nouvelle.
Nous ne disons absolument pas : partout où les militants sont coincés, minoritaires, empêchés d'agir dans leur confédération, la solution c'est qu'ils fassent SUD. Thierry : Nous sommes et serons très attentifs aux progrès des minorités à l'intérieur des confédérations. 0 Vous faisiez partie de la CFDT, où une minorité substantielle peut, au cours des luttes sociales, changer le cours de la centrale. Cela ne vous laisse pas indifférents . .. Annick: Nous étions la direction, élue par les militants, d'une région professionnelle. Nous avons été mis dehors. Cela n'est pas une bonne chose pour le syndicat.
Vu les éléments que je connais, je ne suis pas très optimiste sur ce qui peut se passer dans la CFDT. En revanche, si un certain nombre de forces arrivent à transformer les choses, cela ne peut pas nous laisser indifférents : je suis tout à fait pour que soit gagné ce pari-là. C'est un enjeu pour tout le mouvement syndical : face aux projets de " recomposition " qu'on évoquait tout à l'heure, ce serait tout à fait positif que dans la CFDT des forces importantes , qui partagent notre conception du syndicalisme, parviennent à peser beaucoup plus fortement.
Cependant, nous avons une contradiction puisqu'une partie des adhérents de SUD ne connaissent pas la CFDT, n'en ont pas été membres et peuvent ne pas s'intéresser à ce qui s'y passe. Mais ce n'est pas un argument décisif : il nous faut leur transmettre la problématique de l'interprofessionnel, la connaissance des confédérations, par le biais de la formation syndicale que nous mettons en place. Cela est important pour préparer un éventuel chan -gement de situation : nous ne sommes pas un syndicat autonome-PTT ; nous n'avons pas vocation à l'être. Nous situons notre avenir dans la perspective de la reconstitution d 'un syndicalisme interprofessionnel de lutte de classes, indépendant, démocratique, de transformation sociale. En créant SUD, c'est une telle possibilité que nous avons voulu préserver au sein des PTT.
Propos recueillis par Georges LAUMIERE