(Comités communistes pour l'autogestion) • Quel jugement portez-vous sur la désagrégation de l'Union de la gauche et sur les développements actuels de l'offensive bourgeoise (particulièrement le plan Barre III) ?
Indépendamment de l'analyse de ses causes qu'il est impossible de développer ici faute de place, l'explosion de l'Union de la gauche qui a entraîné la défaite électorale de mars 78 introduit dans la situation politique française un tournant radical .
Avant cette date, le régime de Giscard était confronté à la double menace d'une majorité parlementaire PC-PS et d'une fronde du RPR qui pouvait se présenter comme le <<recours, face au mouvement ouvrier. Aujourd 'hui, il a échappé pour un bon moment à la première et a, par conséquent, les mains libres face à la seconde .
La politique de Barre consiste à profiter au maximum de la défaite électorale du mouvement ouvrier pour faire payer aux travailleurs la restructuration globale de l'appareil industriel rendue indispensable aux capitalistes françai s pour rester concurrentiels d an s la crise internationale . Chirac a montré, en accordant au gouvernement une trêve de six mois, qu'il n'aurait pas agi fondamentalement autrement dans ces circonstances.
Au moment où celui-ci subit une offensive globale de grande ampleur, c'est sur le plan de la situation du mouvement ouvrier que le tournant est le plus net. D'abord il n'y a plus, pour une période s'étendant au moins jusqu'en 1981, de perspective politique immédiate offerte par les partis traditionnels qui puisse servir d'horizon et de stimulation pour les luttes quotidiennes. Il existe un climat de démobilisation, de démoralisation, partiel mais certain, qui confere aux luttes un aspect de défensive obligée, sans enthousiasme. Il existe aussi un climat de division profonde de la classe ouvrière, non seulement sur le plan politique au sommet, mais aussi sur le plan syndical et social entre les différentes couches et groupes de la classe ouvrière.
Enfin et surtout, nous sommes entrés dans une phase de recomposition très profonde du mouvement ouvrier.
En premier lieu, et sur le plan le plus objectif, la combinaison des modifications technologiques des dernières décennies et du recul du
plan de la conjoncture économique conduit à des bouleversements brutaux et sans précédents dans le volume et la nature de l'emploi.
Sur le plan politique et syndical, nous sommes entrés dans une phase d'accélération considérable de la crise du PCF qui a effectivement pris<< vingt années de retard, insurmontables dans son adaptation aux bouleversements de la société capitaliste, qui ont transformé la composition et la conscience de sa base sociale. Le PCF est prisonnier de contradictions insolubles dans son cadre organique actuel, et ceci explique en retour l'ampleur et le caractère durable de sa crise interne.
Parallèlement, le Parti socialiste tente désormais, par une liaison accrue à l'appareil de la CFDT et par une politique réformiste plus conséquente, par une indépendance accrue à l'égard du PCF à qui il veut maintenant imposer et dicter les conditions d'une alliance, par un renforcement de son implantation ouvrière et par la prolétarisation de son appareil, de devenir, dans un délai de quelques années, le premier parti ouvrier de France.
Au total, la classe ouvrière française, après une phase de montée marquée par l'explosion de Mai 68, connaît donc un repli dans lequel elle subit, sur tous les terrains, des attaques très violentes. Pour autant, nous ne pensons pas que ce recul ramène les travailleurs dans une situation analogue, par exemple, à celle qu'ils connurent après la venue au pouvoir de De Gaulle en 1958. La raison fondamentale en est que le poids objectif, social, du prolétariat s'est considérablement développé. Ii en résulte un état de faiblesse institutionnel, structurel du pouvoir bourgeois, renforcé encore par l'inadaptation de la Constitution de 1958 aux besoins du régime Giscard.
Malgré leurs divisions, les grands partis implantés dans la classe ouvrière gardent une pesanteur considérable, comme en témoignent les résultats des partielles d'août-septembre 1978. En face, les cvurants bourgeois, faute de trouver dans la société des couches sociales sur lesquelles ils puissent s'appuyer durablement, se trouvent incapables de structurer un véritable parti bourgeois, tel que le fut par exemple le Parti radical de la Ille République. La tentative giscardienne de gagner ce que la sociologie bourgeoise nomme de manière confuse les couches moyennes se solde pour l'instant par un échec au profit du PS. N'ayant pas de moyens de séduction économique dans cette période de crise, la bourgeoisie est
bien dé~armée pour résoudre l'instabilité de son régime et en freiner les querelles internes.
Nous sommes donc entrés dans une période plus difficile, plus complexe, mais qui n'est pas exempte de possibilité de redressement du mouvement ouvrier et d'élargissement de leur audience pour les révolutionnaires. Il n'y a pas eu de défaite ouvrière en mars 78, mais un recul sensible. Le mécontentement qui s'accumule face à l'austérité peut encore se cristalliser et contrer l'offensive bourgeoise .
L'unité d'action en est évidemment un( condition indispensable. Mais il ne suffira pas de formules unitaires proclamées par des directions traditionnelles pour recréer la dynamique qu'elles ont détruite. • Que pensez-vous des nouvelles orientations syndicales et des problèmes que cela pose au point de vue de l'unité des travailleurs?
La brisure de l'Union de la gauche, la défaite électorale de mars 78 ont des effets démobilisateurs dont nous n'avons pas encore , peut-être, mesuré l'ampleur ni toutes les conséquences . La progression relative aux élections professionnelles des syndicats de collaboration de classe ou plus attachés à la politique contractuelle, contraste avec le recul de. la CGT et la stagnation de la CFDT, syndicats ''de classe et de masse, liés aux perspectives de 1 'union des forces de gauche.
Les luttes actuelles présentent surtout un caractère défensif, consécutivement à une agression patronale et étatique ample et généralisée. Redéploiement, chômage, accroissement de la productivité, compétitivité accrue par diminution des effectifs, baisse du salaire réel, remise en cause des 40 heures, de la Sécurité sociale et plus généralement de tous les avantages acquis et protections diverses conquis par les travailleurs au cours des dizaines d'années de lutte, définissent les conditions nouvelles dans lesquelles se déroule la lutte de classes aujourd'hui.
Dans les conditions de la crise mondiale et généralisée, la survie du régime de profit dépend de son aptitude à faire accepter cette austérité à la classe ouvrière, avec ou contre ses organisations syndicales ou politiques. L'intégration du capitalisme français au marché capitaliste mondial maintenant réalisée explique les débats sur la nouvelle croissance qui agitent les milieux dits de gauche.
Le recentrage, explicite pour la CFDT, implicite pour la CGT si l'on s'en réfère à son dernier congrès (moins de « généralisme " dans les revendications et mieux coller aux réalités vécues quotidiennement), marque cette adaptation dont nous connaissons diverses variantes poussées plus avant dans cette logique en Europe (Allemagne, Angleterre, Ital-ie, Espagne ... , par exemple). Les débats sur les rôles des syndicats (contrepoids ou contre-pouvoir) en sont une illustration.
Les orientations définies par les grands syndicats montrent qu'ils se sont installés dans une perspective longue ... , au moins les pré sidentielles de 1981. Comme l'a dit E. Maire : «Il faut prendre le temps de tisser un nouveau tissu social pour remplacer celui qui a fini par se déchirer l'hiver dernier.>> Le réalisme tant prôné, les résultats que l'on dit vouloir obtenir par la négociation aboutissent à créer des illusions, un at~entisme, puis un découragement de la classe ouvrière devant l'inconsistance des négociations.
Pour la CFDT, le tournant signifie qu'elle va se consacrer à la montée de nouveaux militants (cf. les déclarations de J. Moreau). Les conséquences en sont l ' accentuation d ' une politique répressive à l 'égard des <<coucous" comme en témoignent les exclu sion s à la BNP, aux PTT, etc. Quelle que soit la voie choisie , «crédibilité responsable CFDT" ou «recentrage démocratique CGT,, l'enjeu reste la conquête ou le maintien de la prépondérance dans le mouvement ouvrier. Le rééquilibrage de la gauche (montée du PS) intervient comme facteur de division accrue.
La rupture de fait du pacte d'unité d'action qui liait ces deux organisations depuis 1970, même s'il est purement tactique, n'en constitue pas moins un préjudice certain pour l'union des travailleurs.
L'ampleur des tâches à accomplir, l'élargissement de la lutte de classe à une échelle internationale rendent de plus en plus dérisoires les solutions qui ne posent pas le problème du pouvoir. Les conflits inévitables provoqués par des travailleurs exaspérés et acculés au chômage et à la misère rendent impérieuse l'ouverture d'une perspective de changement radical.
Les militants révolutionnaires peuvent offrir cette alternative : - en étant les initiateurs de la politique du front unique des organisations ouvrières comme mot d'ordre permanent de la période, - en récusant les illusions sur la politique contractuelle sans contenu, - en refusant l'austérité et en appelant au renforcement de la lutte
contre le régime Giscard-Barre, - en recherchant les bases d'unification revendicatives et de coordination des luttes soumises au contrôle des travailleurs, - en développant une large campagne unitaire pour les 35 heures immédiatement, sans perte de salaire, revendication d'am pleur européenne, réponse au chômage, ouverture vers le changement significatif du mode de vie, véritable pont entre actifs et inactifs, pierre angulaire du programme transitoire de notre époque. • Quel diagnostic portez-vous sur la situation actuelle de l'extrême gauche ?
L'actuelle extrême gauche et les organisations qui la composent ont vécu sur deux illusions. Elles leur ont permis de se réfugier dans un sectarisme plus ou moins accentué. Elles ont ainsi évité d'avoir à se poser les problèmes stratégiques décisifs de notre époque.
La première de ces illusions fut la croyance en la répétition à court terme de Mai 68. La seconde fut l'espérance de voir mars 78 ouvrir une sorte de <<processus à la chilienne» qui se concluerait victorieusement.
Ces deux illusions possèdent un fond commun, elles sont liées à la prétention de diverses organisations à constituer en elles-mêmes le <<noyau'' du futur parti révolutionnaire, à qui il suffirait d'organiser le <<débordement " des partis traditionnels du mouvement ouvrier en lançant des mots d'ordre <<plus radicaux,, <<plus à gauche». Les larges masses n'auraient plus eu alors qu'à venir s'agglutiner au noyau prédestiné, après avoir eu la soudaine révélation de la trahison de leurs intérêts par le PC et le PS.
Caricaturons-nous? Nous ne le pensons pas. Ce schéma est colporté par quasiment tous. Il est la source de l'incapacité des organisations à une pratique de masse ouverte, non sectaire et entraîn~ ~n leur sein un fonctionnement paternaliste, antidémocratique. Pour bon nombre de directions de ces organisations, elles sont elles-mêmes le <<cœur du noyau"· . . si l'on peut dire. Il en résulte une incapacité à un fonctionnement centraliste démocratique authentique, une méfiance irrationnelle contre les minorités internes, une lourdeur bureaucratique qui conduit au découragement et à la<< crise militante" · ..
C'est le cas, à des degrés divers, de l'OC! et de la LCR. Leur conception du front unique se réduit plus ou moins, selon le cas, à
des proclamations unitaires dont la logique est le débauchage au coup par coup des militant( e )s des organisations traditionnelles sans pratique unitaire réelle dans les faits. Dans le même temps, elles sont incapables d'entretenir avec les autres organisations, les plus proches d'elles, si ce n'est dans la théorie en tout cas dans l'action, des rapports fraternels et d'unité d'action permanente.
C'est aussi le cas, d'une autre manière, de l'OCT, dont la vision <<gauchiste» a longtemps mis l'accent sur la nécessité d'un clivage entre «réformistes» et «révolutionnaires», indépendamment du niveau de conscience des masses et des besoins objectifs de la lutte.
Actuellement, ces organisations sont loin de faire le bilan de ces erreurs et d'engager une réflexion en profondeur sur les conditions de victoire du socialisme à notre époque. Au lieu de s'engager dans un débat audacieux, sans peur des remises en cause, sur les transformations du prolétariat, ses capacités à organiser son autogouvernement, sur la nécessité de s'inscrire en positif dans les débats enclenchés au sein des partis traditionnels sans se lancer dans une dénonciation tous azimuts des réformistes, elles se replient sur elles-mêmes et sur leurs certitudes pl us ou moins bonnes. Certaines en sont encore à débattre sur ce qu 'elles croient être la bonne lecture du Programme de transition de 1938!
Seule l'OCT manifeste une certaine volonté unitaire encourageante. Mais elle le fait sur un fond de pragmatisme qu'elle n'a . . . Jamats remts en cause .
La LCR, loin de faire face aux responsabilités qu'elle réclame au nom de son importance numérique, de sa filiation marxiste-révolutionnaire, opère un tournant catastrophique, fait de proclamations unitaires abstraites et de sectarisme d'appareil qui la conduiront, si elle poursuit son cours, à une distinction de plus en plus difficile d'avec l'OCI, qui est l'un des groupes les plus retardataires sur tous ces problèmes.
Si elle maintenait cette orientation, si elle refusait de reconsidérer son propre rôle autrement que comme un cadre organisationnel prédestiné à intégrer les autres courants par une alternance de séduction hypocrite («fusionnons tout de suite») et de pression d'appareil visant à réduire les autres courants à néant («vous êtes trop petit, vous ne représentez rien>>) ainsi qu'elle a cru malin de 1 'appliquer, à notre égard notamment, depuis notre naissance, la LCR entrerait dans une crise majeure.
Dans la situation difficile que connaît le mouvement ouvrier en France, il est indispensable aux organisations révolutionnaires d'avoir une orientation claire. Il n'est plus possible d'ignorer l'expérience pragmatique internationale de la classe ouvrière. C'est seulement à partir des acquis d'es bolcheviks, de l'Opposition de gauche et de la IVe Internationale qu'il est possible de comprendre le monde moderne et de le transformer. Mais ces acquis seront stérilisés si les organisations qui se réclament du << trotsl}ysme, se complaisent dans 1; adulation de textes sacrés.
Les acquis n'ont de sens que repris, enrichis, appliqués aux bouleversements de notre époque. Toutes les organisations qui continuent à faire reposer leur vision de la crise révolutionnaire sur l'expérience d'Octobre 1917 (d'ailleurs souvent interprétée de façon réductrice) se maintiendront dans l'impasse.
Les développements du prolétariat, l'accumulation des expériences historiques, rendent désormais irréversible le phénomène du pluralisme politique, y compris de différents courants révolutionnaires, jusque dans le processus de crise révolutionnaire et de prise du pouvoir. Dans le même temps, les capacités du prolétariat à organiser directement la marche de la société en limitant au maximum les délégations de pouvoir, se sont décuplées .
La politique du front unique n'est donc plus une politique circonstancielle, liée à des rapports de forces particuliers, mais une méthode d'ensemble pour toute la période historique, y compris la période de transition du capitalisme au socialisme, qui verra subsister une pluralité de courants politiques au sein du prolétariat. La rupture avec la théorie du parti unique dirigeant et la reconnaissance de 1 'autogestion généralisée comme base du socialisme sont désormais les seuls moyens d'éviter pour le futur la dégénérescence du socialisme en même temps qu'elles seules permettent une politique vivante et offensive de la gauche révolutionnaire face à la crise des formations traditionnelles.
C'est ici que nous rejoignons votre question sur les données actuelles de construction d'un véritable parti révolutionnaire. • Comment se présente aujourd'hui la question de la construction du parti révolutionnaire?
Les conditions de construction d'un parti révolutionnaire sont évidemment modifiées par la défaite de mars 78 qui a renforcé les
contradictions des partis traditionnels. Désormais, 1' extrême gauche peut s'adresser avec des chances d'être entendue, aux milliers et milliers de militant(e)s qui ont cru à l'Union de la gauche, qui se sont aguerris et formés durant les années du Programme commun et qui veulent, avec 1 'esprit critique et novateur des générations nouvelles qui n'ont pas subi l 'étouffoir stalinien, comprendre les racines de 1 'échec.
Mais il y a des conditions pour la réussite d'une telle politique. D'abord il faut être capable , dans une pratique de masse multiforme, de faire la preuve de la capacité d'initiative concrète de 1 'extrême gauche qui ne peut se limiter à des proclamations unitaires sans conséquences. L'extrême gauche doit, à son échelle, être capable de réaliser l 'unité d'action et de débat qu'elle prétend proposer aux partis et syndicats traditionnels. Il est possible aujourd'hui, face à l'offensive de la bourgeoisie , et pour répondre aux débats qui courent dans les partis traditionnels, communiste et socialiste, de constituer un front d 'unité permanente dans l'action rassemblé sur quelques points essentiels .
La constitution d 'un tel front permettrait de stimuler et de réveiller l'énergie de tous ceux que l'extrême gauche a déçus , lassés ou tenus à 1 'écart par son sectarisme depuis d ix ans .
Il permettrait que ces organisations, et tous ceux et celles qui rejoindraient ce front , débattent des problèmes stratégiques les plus cruciaux et soient ainsi un pôle d'attraction véritable pour les militant(e)s désorientés du PC et du PS . Sur plusieurs points de débats , l'extrême gauche aujourd'hui a pris du retard par rapport aux discussions qui se mènent dans les partis traditionnels .
Un tel front permettrait aussi de débattre de la construction d'une organisation unique, à condition que chacun n'ait pas comme intention de faire« adhérer>> les autres à sa propre organisation.
L'échec d ' un expérience passée, celle du FUR portugais, ne signifie pas l'impossibilité d'une telle politique, mais simplement qu'elle ne peut être viable que sur la base d 'une orientation unitaire en direction du mouvement ouvrier et non d'une ligne de division << anti-PS >>et<< gauchiste>> qui fut celle de l'expérience portugaise.
Les CCA sont tout entiers tournés vers une telle politique d'unité des révolutionnaires. Ils le sont non par sentimentalisme ou œcuménisme, mais parce qu'ils appuient cette démarche sur une conception théorique des problèmes de la révolution, qm repose sur une
démarche de front unique élargi par rapport aux conceptions antérieures et sur une conception de l'autogestion comme base pour l'action immédiate et pour le socialisme à construire.
Le fait que l'idée de l'autogestion soit aujourd'hui reprise en charge au sein de multiples organisations du mouvement ouvrier, aussi diverses que le PCF ou la LCR, est un nouvel encouragement à leur combat.
La conception amorcée (timidement) par la LCR, l'OCT et les CCA lors de la campagne unitaire "pour le socialisme - le pouvoir aux travailleurs" doit être reprise, élargie, enrichie, structurée de façon permanente, y compris par des comités de base . Nous souhaitons ardemment que la LCR tourne le dos à son orientation actuelle , pour qu'ensemble, avec l'OCT et toutes les organisations et militants qui s'associeront à un tel front, nous fassions face à nos écrasantes responsabilités.
Si un tel front voyait le jour, les conditions de création d'une solide organisation marxiste révolutionnaire seraient transformées.
Nous y sommes prêts .