CAMPAGNE AVORTEMENT EN FRANCE
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Choisir: Depuis janvier 1979. considère l'avortement comme un « ultime recours » et demande :
— une information sur la contraception a la télévision et a la radio ;
— l'avortement libre jusqu’à 12 semaines;
— intégralement remboursé par le régime de protection sociale dont relève l'intéressée ;
— -la supppression de toute condition d'âge, de résidence, de nationalité ;
— une réglementation stricte de la clause de conscience pour éviter les abus.
Le Planning familial : Depuis mars 1979 exige la dépénalisation totale et -ans restriction de l’avortement, l’abrogation de l'article 317 du Code pénal, ainsi que tous les articles du Code de la santé publique, du Code de la famille qui s’opposent a ce que l'avortement soit considéré comme un acte médical comme un autre.
Pour celles qui ne seraient pas affiliées à la Sécurité sociale, l'aide médicale est prévue. L'autorisation parentale pour les mineures serait supprimée et aucun délai ne serait fixé La question de la clause de conscience est éludée par le Planning familial qui n’exige pas sa suppression.
Groupes femmes : Une plate-forme a ete adoptée les 24 et 2 > février derniers qui se prononce pour l'avortement libre et gratuu y compris pour les mineurs et les immigrées. Est exigée, l’ouverture de centres uniques avortement-contraception-sexualité contrôlés par les femmes
CGT : Conférence de presse de mai 1979. demande : l’abrogation de la loi de 1920, une simplification des démarches administratives (délai de réflexion, etc.) et le remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale, la suppression de l’obligation du consentement parental pour les mineures torn en prévoyant qu'un des parents serait averti en cas d’anesthésie, un délai de douze semaines. La CGT « respecte la clause de conscience », mais elle doit « rester individuelle ». Enfin, la CGT affirme que les demandes des étrangères doivent être acceptées, mais qu’il doit y avoir une priorité pour les Françaises ou pour les femmes résidant en France.
CFDT : demande prioritairement :
— la suppression définitive de la législation répressive ;
— la création et l’amélioration des centres d’orthogénie :
— l’interdiction pour les médecins-chefs de services hospitaliers d’utiliser la clause de conscience pour interdire les 1VG dans leur service, voire dans tout un hôpital -,
— le remboursement des tests de grossesse et de l'interruption volontaire de grossesse par la Sécurité sociale ;
— la suppression de l'obligation de la double visite au médecin, du dossier-guide, de la confirmation écrite de la demande d'IYG ;
— le développement de l’information sur la contraception.
Le SNES : Une motion adoptée à son congrès d’avril 1979 demande l’abrogation des lois de 1920 et de 197 i, une nouvelle loi élaborée à partir du principe : le droit des femmes à prendre seules la décision ; une procédure simple et rapide ; le libre choix de la technique d’intervention ; le remboursement intégral pour les assurées, la gratuité pour les autres ; la suppression de la clause de résidence ; de l’autorisation parentale pour les mineures.
Le PC: Depuis avril 1979, pour une nouvelle loi dans laquelle les formalités seraient améliorées, simplifiées, assouplies ; l’avortement possible jusqu’à douze semaines et remboursée à 1 00 % par la Sécurité sociale ; l’autorisation parentale tout en étant recommandée n’est pas obligatoire ; la clause de conscience serait maintenue ; égalité de droit pour les étrangères mais priorité d’accueil pour les Françaises et les étrangères résidant en France.
Le PS : Depuis mai 1979, demande l’ouverture de centres d'orthogénie dans les municipalités où pourraient être pratiquées des anesthésies. Propose l’avortement libre jusqu'à 14 semaines, possible de 14 à 20 semaines, après avis médical, la femme gardant seule le droit de décider : demande la suppression de la condition de résidence. et de l’autorisation parentale pour les mineurs, le remboursement de l’avortement. Il respecte la clause de conscience.
L’OCI : Depuis avril 1979. contre toute loi répressive, pour l'avortement libre sans restriction.
Les CCA, l’OCT, la LCR : Pour l'avortement et la contraception libres et gratuits pour toutes, y compris les mineures et les immigrées. Pour des centres avortement-contraception-sexualité contrôlés pour les uns par les femmes (OCT). par les usager(e)s pour la LCR.