URSS
On trouve les textes des féministes soviétiques...
et Russie, 1980 (éditions Des femmes) comprend outre la traduction intégrale du premier numéro de l’Almanach, plusieurs entretiens avec les initiatrices du mouvement. Samizdat et Proches et Lointaines (éditions Tierce; 1, rue des Fossés-Saint-Jacques. Paris Ve), deux livres qui rassemblent d’autres textes inédits, notamment le témoignage de Ioulia Vosnessenskaia sur deux années passées dans un camp de la région d’Irkoutsk, des entretiens avec Tania Pliouchtch, Nina Andrievna Boukovsy et d’autres.
Par-delà les querelles lamentables sur le copyright des textes de l’Almanach, l’important reste que tous ces textes soient publiés et lus. D’autres livres sont indispensables pour la connaissance de la situation des femmes en URSS. Notamment : Une semaine comme les autres de Natalia Baranskaia (éditions Des femmes, 1976), le Vertige et le Ciel de Kolima d’Evguénia Guinz-bourg (éditions du Seuil), Entretiens avec Anna Akhmatova de Lydia Tchoukhovskaya (éditions Albin Michel) et la brochure Etre femme en URSS et dans les pays de l’Est aux éditions la Brèche.
Il existe enfin un Comité féministe de soutien aux femmes de Léningrad, créé à l’initiative de plusieurs revues féministes, qui fait signer une pétition (c/o Revue d’en face, éditions Tierce, 1, rue des Fossés-Saint-Jacques).
Pétition
En septembre 1979, est parue à Léningrad une revue la Femme et la Russie. Depuis, la police a signifié à certaines rédactrices : Sophie Sokolova, Tatiana Mamonova, Julia Voznessenskaya et Tatiana Goriceva, que la publication d’un deuxième numéro entraînerait leur arrestation.
Cette mise en garde va à l’encontre de la constitution de l’URSS et en particulier :
— de l’article 50 qui stipule que « les libertés de parole, de la presse, de réunion, de meeting, de défilé et de manifesta -tion de rue sont garanties aux citoyens de l’URSS » ;
— de l’article 19 des accords d’Helsinki, signé par l’URSS, qui reconnaît le droit de la libre circulation des personnes et des idées.
Depuis plus de dix ans, des citoyens et des citoyennes de l’URSS ont subi instructions, inculpations, condamnations, détentions (prisons, camps, hôpitaux psychiatriques spéciaux), assignations à résidence, etc., pour avoir utilisé, au grand jour, les droits qui leur sont reconnus par les lois soviétiques.
Une fois de plus ces textes sont bafoués, la Femme et la Russie doit pouvoir paraître normalement sans que ses rédactrices soient inquiétées.
Petition a adresser au Comité féministe de solidarité avec les femmes de Leningrad, Revue d’en face. Editions Tierce. 1, rue des Fossés-Saint-Jacques. 75005 Paris. Qui les transmettra aux autorités soviétiques.
Statuette des années vingt