La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

HISTOIRE

La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté

· Cahiers du féminisme, n° 18, décembre 1981 - janvier 1982 · p. 47-50 · 3 063 mots

Michel Dreyfus , bibliothécaire, est en train de constituer à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) un fonds important sur les mouvements de femmes durant l’entre-deux guerres. Nous lui avons demandé de présenter l’activité de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, mise à jour récemment et qui nous intéresse à un double titre : c 'est l’occasion pour nous de prendre connaissance d’une page peu connue encore de l’histoire des luttes des femmes, mais aussi de celle, tout aussi méconnue, des militantes trotskystes de l’époque.

Les conséquences de la Première Guerre mondiale, le souvenir des horreurs qu’elle engendra, le triomphe de la Révolution russe, la naissance de la IIIe Internationale et des partis communistes : autant de données qui influèrent profondément sur les mouvements féministes durant l’entre-deux guerres. Il ne semble pas que l’histoire de ces derniers soit très connue, même si certains travaux récents commencent à l’aborder. Le but de cet article est de présenter une organisation — féminine ? féministe ? — , la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL) dont l’activité ne fut pas sans influence au sein du mouvement ouvrier. Au sein de la LIFPL des militantes trotskystes ou proches de ce courant intervinrent et y eurent une certaine audience à tel point qu’elles furent violemment combattues par d’autres militantes très proches du PC. Plutôt que de courir le risque de voir se développer une opposition au sein de la LIFPL ces militantes ou « compagnons de route » du PC préférèrent affaiblir profondément leur organisation en provoquant le départ de groupes entiers. Cet épisode se passa en 1936 en plein Front populaire, au moment aussi où la chasse aux oppositionnels était menée avec la dernière des énergies tant en Union soviétique qu’au sein du mouvement ouvrier international (1).

La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté fut créée en 1919 au Congrès de Zurich par des femmes de divers pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Autriche, Tchécoslovaquie, etc.). En france, la section de la LIFPL s’organisa autour du petit noyau de militantes qui, bien que très minoritaires, avaient su défendre pacifisme et internationalisme dès les débuts de la Première Guerre mondiale : Marguerite Thévenet — compagne d’Alfred Rosmer lié dès cette à époque à Trotsky — Madeleine Rolland, Marthe Bigot, Jeanne Alexandre, Gabrielle Duchêne.

Les bases de la LIFPL avaient été jetées dès avril 1915 au Congrès international des femmes réuni à La Haye à l’initiative de l’Américaine Jane Addams et de militantes hollandaises et au cours duquel fut votée la résolution suivante : « Le congrès presse... les gouvernements du monde de mettre fin à ce carnage et d entamer des négociations de paix. »

Cette position pacifiste était alors bien différente de celle défendue par l’immense majorité du mouvement ouvrier et de la IIe Internationale en particulier, tout occupée à défendre l’Union sacrée (2). Le Conseil international des femmes pacifistes, issu du congrès, s’associa d’ailleurs des militants comme Alfred Rosmer. De son côté Gabrielle Duchêne était en contact avec Romain Rolland qui, exilé en Suisse, défendait aussi des positions pacifistes.

Des positions féministes

Egalement issu du congrès, un Bureau international maintint tant bien que mal des liaisons pendant toute la guerre et organisa en mai 1919 le Congrès de Zurich au cours duquel fut créée véritablement la LIFPL. Organisation pacifiste inspirée alors par le wilsonisme, la LIFPL défendait aussi des positions plus spécifiquement féministes comme le montrent les points suivants de son programme : la LIFPL revendiquait, en effet, le droit de suffrage et d’éligibilité pour les femmes comme pour les hommes, l’égalité des femmes et des hommes dans les corps législatifs et administratifs, l’égalité légale et économique. Citons enfin ce point 24 du programme : « A travail égal les femmes ont droit à un salaire égal. Toutes les professions, toutes les branches de commerce et d’industrie doivent leur être accessibles et la même préparation professionnelle pour les deux sexes doit être assurée. Les possi -bilités égales d’éducation, y compris l’enseignement technique doivent être ouvertes aux femmes et elles jouiront des mêmes conditions pour faire partie des syndicats que des hommes. (3) » Dans le cadre de ce bref article, il n’est pas possible de faire une histoire détaillée de la LIFPL et de sa section française. Signalons seulement que cette organisation survécut à la Seconde Guerre mondiale et que son activité se poursuit encore même si elle semble très réduite. A partir de la biographie de Gabrielle Duchêne, qui en fut la principale animatrice jusqu’en 1939, il est possible d’apporter certaines précisions sur le féminisme d’extrême gauche durant l’entre-deux guerres — et en particulier sur l’action menée par des militantes se

HISTOIRE réclamant du trotskysme au sein de la LIFPL.

L'action de Gabrielle Duchêne

Dès 1908, Gabrielle Duchêne avait animé une coopérative ouvrière, l’Entraide, et avait fait se syndiquer toutes les ouvrières qui y travaillaient ; nous avons évoqué précédemment son action pendant la Première Guerre mondiale. Après avoir participé à la campagne pour l’aide à la Russie affamée dans les années 1921-1923, elle évolua progressivement et devint sympathisante de l’expérience soviétique puis « compagnon de route » fidèle du PC. Elle fut invitée aux fêtes du 10e anniversaire de la Révolution russe et fit partie de la Société des amis de l’URSS fondée la même année. Au début de cette années 1927, elle avait été présente en février à Bruxelles au Congrès de fondation de la Ligue contre l’impérialisme et pour l’indépendance nationale qui, sous l’impulsion de la IIIe Internationale, cherchait à développer les luttes de libération nationale dans les colonies. Avec d’autres militantes de la LIFPL, Gabrielle Duchêne participa en 1932 au Congrès mondial contre la guerre et l’impérialisme, à Amsterdam. Ce congrès officiellement tenu sous l’égide de Henri Barbusse et de Ro- main Rolland avait été largement organisé en sous-main par l’Internationale communiste. A la suite de ce congrès, puis d’une nouvelle réunion tenue salle Pleyel à Paris, fut fondée le mouvement Amsterdam-Pleyel qui joua un rôle important dans la préparation du Front populaire. Les communistes y jouèrent un rôle moteur.

Ces activités multiples n’empêchèrent pas pendant toutes ces années Gabrielle Duchêne de militer plus qu’activement au sein de la LIFPL. Pendant les années vingt, l’activité de la LIFPL fut d’abord pacifiste et non féministe. S’il fallait caractériser cette organisation, l’on pourrait parler d’une organisation pacifiste de femmes. Est-ce à dire que les revendications proprement « féministes » étaient absentes ? Disons plutôt qu’elles passaient au second plan sans oublier que la façon dont elles étaient alors présentées différait de ce qui peut être fait actuellement en ce domaine. Cependant, à côté d’autres organisations sinon féministes du moins féminines, la LIFPL fut peut-être en France, jusqu’en 1934 tout au moins, l’organisation indépendante de femmes la plus politisée. Ses effectifs demeuraient limités, 2000 membres peut-être. A partir de 1934, elle eut à subir la concurrence du Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme dans lequel le PC s’investit largement. Pendant toute cette époque, le Parti communiste et la SFIO eurent chacun leur journal spécifiquement destiné aux femmes, l'Ouvrière pour le PC, la Femme socialiste pour la SFIO, mais le statut de la LIFPL fut évidemment différent dans la mesure où il s’agissait d’une organisation de masse composée uniquement de femmes et ne relevant pas d’un parti.

La priorité accordée avant tout aux mots d’ordre pacifistes ne doit pas non plus nous étonner ; là encore il est nécessaire de se souvenir des conditions de l’époque et comprendre combien les massacres de la guerre impérialiste avaient pu traumatiser une génération. La proportion de femmes qui travaillaient hors de chez elles était bien moindre qu’i ctuelle-ment — même si les conséquences de la Première Guerre mondiale étaient en train de changer profondément cet état de choses. L’on peut comprendre dans ces conditions que la lutte pour la paix ait été au premier plan des préoccupations.

Une opposition au sein de la LIFPL

Compagnon de route du PC, Gabrielle Duchêne ne vit pas d’opposition entre ses amitiés politiques et son pacifisme jusqu’en 1934. Sur ce point précis — la lutte contre la guerre impérialiste — l’accord semblait possible entre militants appartenant au PC ou proches de lui et minorités d’extrême gauche. Cette situation devait changer à partir de cette date avec le tournant entrepris par l’Internationale communiste s’engageant dans la politique de front populaire. Du point de vue qui nous intéresse — l’histoire de la LIFPL — elle eut des conséquences importantes et révéla au sein de cette organisation une activité menée par des militantes trotskystes ou influencées par ce courant.

GabVielle Duchêne n’éprouva d’abord guère de difficultés, semble-t-il, à entraîner la LIFPL dans le cadre d’une politique de front populaire. Mais les nécessités de cette politique — l’approbation par Staline puis par le PC de la politique de défense nationale de la France — ne pouvaient que remettre profondément en cause le pacifisme tel qu’il avait été défendu jusqu’alors dans la LIFPL. Ce fut du groupe de Lyon que vint la

HISTOIRE première opposition sérieuse dès les derniers mois de 1935.

Berthe Joly, une militante trotskystes

La secrétaire du groupe de Lyon de la LIFPL, Berthe Joly, était une militante trotskyste connue. Née en 1891, fille d’ouvriers de la région de Saint-Claude, elle avait travaillé dans l’artisanat de la pipe et du diamant. Elle avait commencé à militer en diffusant le journal la Vague qui avait défendu des positions pacifistes à partir de 1917 et au sein duquel s’exprimèrent un certain nombre de socialistes d’extrême gauche. Elle s’installa à Lyon à partir de 1920 ou elle trouva du travail ; elle adhéra au Parti communiste deux ans après et y occupa certaines responsabilités. En 1927 elle était liée aux milieux oppositionnels et participa à la publication du journal le Réveil com -muniste jusqu’en 1929. Exclue du PC en 1928, elle devait rejoindre la Ligue communiste en 1930 et fut l’une des militantes les plus actives du groupe lyonnais de cette organisation. Comme la majorité des membres de la Ligue communiste, on la retrouve quatre ans plus tard militante du Groupe bolchevik-léniniste de la SFIO. En 1936 elle devait militer dans l’une des deux organisations trotskystes françaises qui ne se réunifièrent que l’espace d’un bref été pour se séparer à nouveau, le Parti communiste internationaliste.

L’appartenance politique de Berthe Joly ne saurait donc laisser aucun doute. Elle n’en faisait nullement mystère au sein de la LIFPL comme le montrent les termes d’une lettre du groupe de Lyon de la LIFPL envoyée à Gabrielle Duchêne le 18 mars 1936 et rédigée dans les termes suivants : « Et d'abord, pour répondre à votre insinuation — à votre affirmation même — que le groupe de Lyon est une filiale du parti trotskyste, il tient à vous faire savoir que, lors de sa nomination par le bureau du secrétariat du groupe, notre camarade Joly, militante de la minorité trotskyste de la SFIO, ne voulait pas accepter la fonction de secrétaire du groupe de Lyon par scrupule de ne pas porter atteinte — fut -ce en apparence — à l 'indépen -dance de notre action. Ce n ’est que sur les instances répétées des membres du bureau et après les interventions, personnelles de plusieurs de nos militants que la camarade Joly a accepté.:. Dès son entrée en fonction, d'ailleurs, le Comité avait tout de suite mis à l'aise notre secrétaire, en se déclarant prêt à répondre lui-mème aux allégations mensongères, si elles se produisaient. Il est infiniment regrettable que ce soit vous, notre secrétaire générale qui en ayez pris l'initiative. (4) »

L’opposition exclue

Le conflit devint bientôt ouvert entre le groupe de Lyon et la direction de la LIFPL — et en premier lieu Gabrielle Duchêne. Tant et si bien que le 10 juin 1936 elle fit envoyer par l’exécutif de la LIFPL une lettre au groupe de Lyon qui relevait que ce dernier s’exprimait selon « des formules indiquant une hostilité très marquée au Front populaire que la section française (de la LIFPL, MD) a non seulement soutenu... mais a contribué à créer ». Ce qui plaçait l’exécutif « dans la pénible obligation de reconnaître l 'incompatibilité de cette attitude avec la qualité de membre de la LIFPL pour tous les membres du groupe lyonnais qui se solidariseraient avec les membres du bureau lyonnais et de leur appliquer, ainsi qu’à ces derniers, l'article 7 des statuts. »

L’article 7 des statuts de la LIFPL prévoyait que « la qualité de membre de l’association se perd par (...) la radiation prononcée pour motifs graves par le Comité exécutif », Il s’agissait donc d’une menace d’exclusion parfaitement claire ; et ceci pour motifs politiques ce qui ne s’était jamais vu dans la LIFPL depuis sa fondation. Les oppositionnelles du groupe de Lyon avaient le choix entre se soumettre et se démettre.

Passons rapidement sur les péripéties et les luttes qu’entraîna une telle offensive (5) ; les militantes lyonnaises refusèrent de céder et il fallut plus d’un an à la direction de la LIFPL pour exclure trente-trois d’entre elles après de nombreuses manœuvres, pressions diverses, etc. Mais cette affaire eut un énorme retentissement dans toute l’organisation : elle provoqua le départ de près des deux cinquième des membres de toute l’organisation — ce qui ne veut pas dire évidemment que les militantes en désaccord avec de tels procédés étaient toutes trotskystes. Nous penserions plutôt qu’elles n’étaient qu’une minorité.

Lyon, au cœur de l’opposition

A partir du journal publié par le groupe de Lyon de la LIFPL, il est possible de se faire une idée un peu plus précise de son activité (6). Le premier article: Guerre ou Révolution, était une analyse des conséquen-

Gabrielle Duchêne ces de la réoccupation de la Rhénanie par Hitler quelques semaines auparavant. Il insistait sur le fait que le danger grandissant de guerre s’expliquait fondamentalement par les rivalités interimpérialistes et non pas par la seule politique de Hitler. Il appelait à la lutte contre la guerre par la destruction du capitalisme et la révolution prolétarienne. Un autre article s’attaquait à la position du Parti communiste sur le service militaire et dénonçait « les partisans de l’impérialisme français au sein de la LIFPL » — allusion claire à Gabrielle Duchêne et qui fut fort bien comprise par l’intéressée. Un autre article dénonçait encore le « rôle des industriels de guerre » et se terminait sur une citation d’Anatole France : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels . »

Le groupe donnait également son adhésion à un Comité Thaelmann, récemment formé à Lyon, en faisant certaines réserves parmi lesquelles :

« Nous ne trouvons pas de terme assez fort pour qualifier l'acte d’un gouvernement prétendu prolétarien qui maintient dans les prisons de Sibérie des camarades qui ont le seul tort d’ètre restés les partisans d'un régime pour l édification duquel beaucoup d'entre eux ont payé de leur personne lors de la révolution d’Octobre de 1917. (7) » Deux articles pacifistes et se prononçant contre l’Union sacrée achevaient ce numéro. Plutôt qu’un collectif mettant l’accent sur des revendications proprement féministes, le groupe de Lyon de la LIFPL nous apparaît plutôt comme un groupe de femmes politisées, d’extrême gauche, suivant avec attention l’évolution de la situation internationale, désireux « de lutter pour la paix par la destruction du capitalisme et la révolution prolétarienne ». Plutôt que d’un groupe féministe il s'agit d'un groupe de femmes radicalisées, militant néan-

Gabrielle Duchêne

HISTOIRE

La LIFPL, un groupe de femmes politisées, plus qu’un groupe féministe

Jane Addams, militante pacifiste américaine

moins dans une organisation composée seulement de femmes.

Cette différence entre un groupe de femmes politisées et un groupe féministe, nous la retrouvons quand nous lisons SOS puis En Vigie qui furent successivement les deux bulletins de la section française de la LIFPL de 1930 à 1939 : l’accent y est constamment mis sur les problèmes politiques internationaux, les dangers de guerre, la nécessité de la lutte pour la paix ainsi que la libération des prisonniers politiques et la demande du droit d’asile pour les réfugiés politiques venant des Etats fascistes. Cette lutte pour la paix entendait bien s’attaquer aux causes de la guerre comme le disait Clara Ragaz au Comité exécutif international de la Ligue, à Genève, le 24 mars 1934 : « Notre lutte pour la paix doit être menée sur deux fronts sinon trois : contre le militarisme proprement dit ; contre le fascisme qui n ’est qu ’un militarisme déguisé et contre le système économique actuel c'est-à-dire contre le capitalisme qui est un soutien du fascisme... »

Répétons-le, cette priorité accordée à la lutte pour la paix n’empêchait pas que fussent menées des actions plus spécifiquement féministes. Ainsi, en septembre 1933, la LIFPL fut à l’initiative d’une conférence internationale d’organisations féminines internationales « pour étudier les moyens de défense des femmes contre le fascisme ». Vinrent à cette conférence les Comités féminins du Secours rouge international, du Comité international contre la guerre et le fascisme, du Comité mondial de la jeunesse contre la guerre et le fascisme, des Syndicats rouges, du Comité de secours aux victimes du fascisme. Autre exemple de ces préoccupations plus spécifiquement « féministes » : en mars 1934 le Comité exécutif international de la LIFPL protestait contre le fait que « dans beaucoup de pays, sous prétexte de crise économique, les femmes se voient de plus en plus congédiées ou écartées de certains emplois et son ainsi dépouillées de leurs moyens d'existence, elles et les personnes à leur charge. Le choix d’une personne pour un emploi et un travail ne doit pas dépendre du sexe mais de la capacité, des connaissances et du talent. Même en temps de crise économique et de troubles politiques,

Jane Addams, militante pacifiste américaine.

les femmes ont droit au même travail que les hommes. (8) »

Il serait nécessaire d’étudier plus en détail l’activité des groupes de base de la LIFPL durant toute cette période, de voir également les rapports entretenus par cette organisation avec d’autres mouvements de femmes (le Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme, l’Alliance internationale pour le suffrage des femmes, etc.). Autant de questions qui ne peuvent être abordées dans le cadre de cet article mais qui concernent le féminisme, font partie de son histoire et furent une étape dans la lutte des femmes contre leur oppression.

Michel Dreyfus (1)

(2)

Notes

  1. Voir à ce sujet le numéro 3 spécial des «CaLéon Trotsky : les Procès de Moscou dans monde. »
  2. N'oublions pas néanmoins l'action courageuse de Clara Zetkin pour organiser l'op
  3. position socialiste à la guerre. C’est en mars 1915 que s'est réunie à Berne la Conférence des femmes socialistes contre la guerre à son initiative.
  4. 13) Rapport du Congrès international de femmes, Zurich, 12-17, mai 1919 (Genève, édité par la LIFPL, 1919), P. 306.
  5. (4) Cette lettre a été trouvée dans les archives de Gabrielle Duchène, en cours de classement à la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine à Nanterre.
  6. (5) Nous les avons décrit plus longuement dans un article publié dans les «Cahiers Léon Trotsky », n°9.
  7. (6) «Rassemblement des femmes pour la paix et la liberté », journal du groupe lyonnais de la LIFPL, n" 4, mars-avril 1936.
  8. (7) Ernest Thaelmann, principal dirigeant du Parti communiste allemand (SPD), avait été arrêté le 3 mars 1933 par les nazis. La IIIe Internationale, les partis communistes furent à l'initiative d'une grande campagne pour obtenir — en vain — sa libération. Les «camarades » maintenus «dans les prisons de Sibérie » étaient évidemment les oppositionnels — et parmi eux en premier lieu, les trotskvstes. 1936, année du Front populaire fut aussi celle du début des «grands » procès de Moscou.
  9. (8) «Pax international », publié par la LIFPL, volume 9, n" 2, mai 1934, page 6.

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