La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Plate-forme de la LCR publiée dans les Cahiers du féminisme (numéro 16, été 1981) (plate-forme qui reste à compléter)

Cahiers du féminisme, n° 20, juillet - août 1982 · p. 11 · 521 mots

PLATE-FORME DE LA LCR PUBLIEE DANS LES CAHIERS DU FEMINISME (numéro 16, été 1981) (plate-forme qui reste & compléter)

— Abrogation immédiate de la loi Veil-Pelletier, suppression de toutes les clauses restrictives et répressives au droit à l’avortement et à la contraception (suppression de l’article 3 1 7 du Code pénal, remboursement par la Sécurité sociale, suppression de tout délai de réflexion, suppression de la clause limitant l’avortement à un délai de dix semaines, liberté d’avortement pour les mineures et les femmes immigrées, suppression de la clause de conscience). Du personnel supplémentaire et des moyens matériels nouveaux (locaux, etc.) pour réaliser les avortements dans de bonnes conditions à l’hôpital dès que les femmes en font la demande.

— Réouverture des services de maternité fermés pour cause d’austérité.

— En matière de crèches, nous pensons que les besoins doivent être évalués collectivement, à la base et localement, sur le quartier et dans les entreprises. Cet équipement collectif doit être financé par l’Etat au même titre que les écoles maternelles. Les femmes sont les mieux placées pour estimer ces besoins mais cela se discutera évidemment avec les autres travailleurs également, dans les syndicats en particulier.

En ce qui concerne l’emploi, des mesures immédiates s’imposent :

— Les trente-cinq heures tout de suite, sans diminution de salaire.

— La titularisation immédiate de tout le personnel auxiliaire de la Fonction publique, catégorie où les femmes sont en grande proportion.

— Embauche définitive des intérimaires et refus des licenciements.

— Refus de voir transformer des emplois à temps plein en emplois à temps partiel. Transformation immédiate des emplois à temps partiel en emplois à temps plein sur demande des intéressés )s.

— Refus des cadences infernales et embauche de personnel supplémentaire. Partout, les femmes mobilisées et aidées par les syndicats doivent imposer une embauche à égalité des femmes et s’opposer dans les faits à toute discrimination sexiste au travail.

— La loi sur l'égalité des salaires existe, elle doit être appliquée tout de suite, en attendant de nouvelles garanties législatives. Il faut faire respecter ce principe élémentaire par tous les moyens.

D’autres mesures générales s’imposent qui devront être votées à l’Assemblée :

— L'abrogation des lois sur le travail à temps partiel votées en novembre 1980 qui institutionnalisent la marginalité des femmes au travail et leur statut de seconde zone.

— 11 faut obtenir l’accès des associations, de toutes les associations féministes à la télévision, l’accès du Planning familial

— pour une information régulière sur la contraception, par exemple — , aux heures de grande écoute.

— Il faut aussi la suppression du travail au rendement en particulier pour les femmes enceintes ; une consultation prénatale obligatoire par mois remboursée et prise sur le temps de travail. Huit semaines de congé maternité avant la naissance.

Ce ne sont bien sûr, que quelques-unes des mesures indispensables pour assurer aux femmes leur indépendance et leur permettre de contrôler leur corps. Elles pourront être prises en compte seulement si, partout, les femmes dans les syndicats, les groupes de femmes, au Planning familial, etc., se regroupent et se coordonnent pour se battre. Pour les femmes aussi, ce n’est qu’un début...

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