Travaillez, prenez de la veine, mais pour garder vos gosses, débrouillez-vous. C'est à peu près la politique de la direction générale des hôpitaux bordelais.
C'est ce qu'a voulu dénoncer le syndicat CFDT du CHR, en faisant, mercredi 26 avril, une conférence de presse entourée par une cinquantaine de travailleuses accompagnés par leurs enfants.
Les chiffres sont en effet très clairs : dans l'année 1 977, à Pellegrin, sur 1 01 demandes, 33 ont été acceptées, soit 67 % de refus sans compter ceux que l'on a découragés et qui n’en avaient môme pas fait la demande.
Dans l'enquête réalisée par le syndicat CFDT portant sur 350, parents plus de 200 réponses indiquent que la crèche est un élément essentiel pour la poursuite du travail. Rien d'étonnant alors pour un personnel à 81 % féminin, que certaines mères de famille embauchées le matin ne reviennent pas le lendemain, complétaient découragées.
L'ouverture au tripode du service de cardiologie, sans une augmentation de places des crèches va rendre le problème encore plus plus explosif : 90 lits pour 3 ans pour 650 naissances dans la même période, c'est la seule réponse de l'administration jusqu'à ce jour.
Des crèches mais pas n'importe quoi.
Avec l'augmentation des places, c'est aussi une exigence de qualité qu'ont les travailleurs et travailleuses.
Quand on sait que l'administration a déjà proposée à l'hôpital Xavier-Arnozan un local situé à l'ombre de l'incinérateur, et dont aucun médecin ne voulait pour ses malades, on les comprend à Pel-legcin, haut lieu de l'architecture hospitalière bordelaise, on nage carrément en pleine illégalité I
Le poste de jardinière d'enfants y a été supprimée, alors que la loi en exige un pour vingt gosses.
Les parents travaillant le week-end n'auront même pas à s'en inquiéter, les crèches ne fonctionnent pas ces jours-là, ün comble !