La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

En bref

Cahiers du féminisme, n° 57, été 1991 · p. 40 · 969 mots

Le droit à l'avortement menacé

En France

Les commandos antiavortement, menés par des groupes catholiques intégristes proches de l’extrême droite, continuent de sévir. En avril, ils sont intervenus à l’hôpital Béclère, à Clamart ; à la mimai, à l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement de Paris.

Le collectif d’associations qui s’est constitué à Paris en octobre 1990, pour défendre le droit à l’avortement (et qui regroupe le MFPF, l’ANCIC, Elles sont pour, la Fédération CRC-Santé-sociaux, la CFDT, la FEN, l’Appel des 250 contre le fascisme, les Cahiers du féminisme, etc.) vise à mobiliser le plus largement possible contre ces commandos, mais aussi à interpeller lès pouvoirs publics, qui laissent délibérément la situation se dégrader peu à peu : la décentralisation et la restructuration hospitalière entraînent en effet des restrictions budgétaires, provoquant en plusieurs endroits des fermetures de centres d’IVG ou de centres de planification.

En matière de contraception, la situation devient là aussi de plus en plus alarmante : déjà, depuis un certain temps, les nouvelles pilules mises sur le marché étaient d’un coût anormalement élevé et n’étaient pas remboursées. Maintenant, c’est au tour des pilules « classiques » de voir leurs prix grimper en flèche, sortant par là même des conventions de remboursement avec la Sécurité sociale.

C’est une remise en cause graduelle, insidieuse, du droit de choisir pour les femmes qui est en train de s’accomplir ainsi ! La même chose se passe au-delà de nos frontières, à l’Est comme aux Etats-Unis.

La mobilisation est urgente. Une première rencontre nationale, regroupant les collectifs déjà existants à Paris et en province, ainsi que toutes les associations motivées par cette question, doit se tenir le 2 juin, avec l’objectif de définir des actions communes et d’élaborer un matériel d’information, afin de déboucher sur une véritable campagne nationale et de susciter partout la mise en place de collectifs locaux de vigilance et d’action. Comme le déclarent les signataires de l’Appel des 250, partie prenante de ce collectif, « le temps de la contre-offensive est venu ».

Aux États-Unis

La Cour suprême, composée de neuf juges dont cinq sont acquis à la remise en cause de la loi de 1973 autorisant l’avortement, vient d’apporter une nouvelle restriction à ce droit en interdisant aux cliniques financées par des fonds publics de conseiller à leurs patientes une interruption volontaire de grossesse. Cette Cour, fidèle aux désiderata de l’ancien président Reagan et à ceux de Bush aujourd’hui, pénalise ainsi les femmes les plus démunies, les jeunes Noires et les mères célibataires, comme le souligne Libération (numéro des 25-26 mai). Cette décision, sans interdire directement le droit à l’avortement, le met de plus en plus en péril, et ceci malgré l’avis de la population qui, d’après les derniers sondages, semble toujours majoritairement attachée à cet acquis des luttes féministes.

Argentine : solidarité avec les Mères

un mois, le local des Mères de la place de Mai à Buenos Aires a été saccagé. Leurs archives ont disparu. C'est une agression flagrante qui vise à déstabiliser l'action de ces femmes qui ne cessent de lutter contre les injustices et pour la démocratie. Elles continuent notamment à dénoncer l'amnistie accordée par le Président

Menem, en 1990, aux militaires tortionnaires.

Dans un communiqué, le collectif de solidarité avec les Mères (SOLMA) tient à alerter l'opinion publique internationale contre cette escalade de la violence, encouragée par le silence complice du gouvernement argentin.

Le collectif demande à toutes et à tous de manifester leur indignation et leur solidarité en écrivant au Président argentin : Casa Rosada, Buenos Aires.

SOLMA : 18, rue Nollet, 75017 Paris. Tél. : 43 87 59 00.

Travail de nuit, ça nuit...

Les 16 et 17 mars 1991, le Collectif contre le travail de nuit a organisé une rencontre à dimension européenne pour poursuivre la bataille engagée contre les récentes décisions de l’OIT (cf n° 56 des Cahiers du féminisme). Une nouvelle déclaration est issue de cette réunion et conclut :

« Les soussignés sont d’accord pour, en France :

-alerter sur les dangers de l’extension et la banalisation du travail de nuit ;

-élargir le courant d’opposition à de nouveaux secteurs de la société ;

-agir pour imposer la non application de la loi Séguin et pour exiger les meilleures compensations possibles pour le travail de nuit socialement nécessaire, notamment par la réduction du temps de travail sans perte de salaire ;

-faire pression pour imposer la non ratification par le gouvernement français de la nouvelle convention de l’OIT.

Au niveau européen :

-faire connaître dans chaque pays les résultats des travaux de la rencontre de Paris et travailler à ce que le débat sur ces questions y gagne en ampleur.

C’est en mobilisant tous les secteurs de la vie sociale, tous ceux qui sont concernés directement ou indirectement par ce problème, qu’il sera possible de créer un rapport de force capable de s’opposer à la régression sociale que représente l’extension du travail de nuit. »

Une brochure rendra compte des débats de cette dernière rencontre.

Pour tout renseignement : Collectif « Travail de nuit, ça nuit », c/o librairie La jeunesse du Monde, 139 rue du Château 75014 Paris.

Contre le nouvel ordre de Bush et Mitterrand

Rassemblement de la LCR samedi 22 juin, de 14 h à minuit à l'Espace LSC

144, avenue du Président-Wilson, La Plaîne-Samt-Denis (M> Porte-de-la-Chapeüe ou RER La Plaine-Voyageur)

Six forums de 14 h à 19 h

Quel avenir pour la Palestine ?

La situation au Maghreb L'enjeu kurde

Le Moyen-Orient après la guerre La gauche française et la guerre Le tiers monde face au nouvel ordre international

Cln grand meeting à 19 h 30 et aussi toute la journée : des animations (librairie, vidéo, musique...), une garderie, des stands où Von pourra discuter, �

s'informer..., et un repas à partir de 21 h...

Une erreur sur cette page ?