Dans le monde
• En IRAN, des dizaines de milliers de femmes oni manifesté pour leurs droits fondamentaux et ont lancé un appel à la solidarité internationale.
• En ITALIE, 30 à 40 000 femmes ont manifesté à Rome ; à Milan, 20 000 femmes, surtout des lycéennes, ont manifesté le matin ; l’après-midi, 7 à 10 000 femmes ont manifesté à l’appel de commissions syndicales et de l’UDI (organisation proche du PCI) sur l’emploi et l’avortement-contra-ception. Le 8 mars avait lieu le procès d’une grosse entreprise, Unidal, qui avait procédé à des licenciements sans reclassement comme elle s’y était engagée.
• En BELGIQUE, le 8 mars n'a pas donné lieu à des initiatives particulières. Néanmoins le 9 mars, en Flandres, un meeting a eu lieu à l'appel de comités pour l' avortement-contraception libres, de commissions femmes syndicales. Le PS belge s'est en outre engagé à soutenir la journée du 31 mars.
• En GRANDE-BRETAGNE, il y a eu une semaine d'action du 3 au 10 mars contre les violences subies par les femmes. A Leeds, il y a eu une manifestation de 1 000 personnes qui correspond au lancement de la campagne d'aide aux femmes battues, violées, etc.
• En IRLANDE, se prépare la journée du 31 mars.
A l'exception des initiatives qui ont eu lieu en faveur de l'avortement et de la contraception, peu de manifestations se sont tenues à l'appel des organisations féministes et des organisations ouvrières, réunies.
En France
A PARIS:
A l’appel de la CGT, ce sont 1 500 personnes seulement environ (le rendez-vous était à 1 5 h sans appel à la grève !) qui ont défilé de la Motte-Piquet-Grenelle au ministère de la Condition féminine. Au centre des renvendications : « Les 35 heures tout de suite, pas dans 107 ans. »
La CFDT, quant à elle, avait soi-disant organisé un forum sur les luttes, à la Bourse du travail, qui se réduisit à la projection d’un film qui n’avait rien à voir avec l’oppression des femmes.
A 20 h, 2 000 femmes environ ont manifesté sur le thème « Prenons la nuit » à l’appel de groupes femmes, avec le soutien du Planning, du MLAC, du PCRml et des commissions femmes du SGEN.
Le PCF a présenté ses candidates aux élections européennes lors d’une conférence de presse, le PS quant à lui a annoncé le lancement d’une campagne sur deux axes : l’emploi et la libre disposition de son corps.
En PROVINCE :
Samedi 10 mars, un petit cortège des groupes îemmes du Nord s’était joint à la manifestation régionale de Denain.
A Lyon, la CGT, la CFDT et la FEN avaient appelé à une manifestation à 1 7 h (heure peu propice !). Ce sont 1 500 personnes qui ont participé à cette initiative fortement encadrée par les SO masculins des UD CGT et CFDT. Et quand les groupes femmes de Lyon, le centre de femmes et des militant(e)s syndicalistes ont voulu lancer des mots d’ordre féministes, les sifflets des bureaucrates ont cherché à les couvrir !
A Clermont-Ferrand, un millier de personnes ont manifesté le 6 mars, pour la réouverture d’un deuxième centre d’orthogénie dans la ville, à l’appel d’un collectif unitaire composé du Planning, des groupes femmes, de la CFDT, de la CFDT-santé, du SGEN, de la FEN, du MAS, de l’UNEF-Unité syndicale, de l’Ecole émancipée, du PS, du PSU, de la LCR. Ce collectif compte poursuivre son action en diffusant une pétition. Les seules forces absentes : le PCF, la CGT et... LO et l’OCI.
A Longwy, 600 femmes environ ont manifesté à l’appel de la CGT, CFDT, du Planning familial, du Syndicat du cadre de vie, du SNES, de l’UFF et de la JOC.
Notes
- La journée du 8 mars, délibérément enterrée par les directions syndicales, souvent mal préparée par les militantes féministes, n’a pas été l’occasion d’une mobilisation massive et unitaire des femmes contre leur oppression et en solidarité avec les femmes d’Iran.